Le Mage du Kremlin.
Réalisation : Olivier Assayas.
Scénario : Olivier Assayas et Emmanuel Carrère.
Production : Inconnu.
Musique : Olivier Delbosc.
Société de production : Curiosa Films, Gaumont, France 2 Cinéma, Jeff Rice Films, LB Entertainment et Pierce Capital Entertainment.
Distributeur : Gaumont.
Première mondiale : 31 août 2025 (Venise).
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 21 janvier 2026.
Titre original : Le Mage du Kremlin.
Titre anglais : The Wizard of the Kremlin.
Durée : 2h36.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
En plein effondrement de l’Union soviétique, le producteur de télé-réalité Vadim Baranov gagne en popularité. Il va devenir le conseiller en communication d’un membre du service fédéral de la sécurité de Russie : Vladimir Poutine.
Casting.
Vadim Baranov : Paul Dano (VF : Inconnue).
Vladimir Poutine : Jude Law (VF : Inconnue).
Ksenia : Alicia Vikander (VF : Inconnue).
Dmitry Sidorov : Tom Sturridge (VF : Inconnue).
Rowland : Jeffrey Wright (VF : Inconnue).
Evgueni Prigojine : Andris Keišs (VF : Inconnue).
Boris Berezovsky : Will Keen (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le Mage du Kremlin est l’adaptation du roman du même nom de Giuliano da Empoli publié en 2022. Il s’inspire de la vie de Vladislav Surkov mais reste une œuvre de fiction.
Le projet débute en 2024.
Le tournage s’est déroulé du 20 janvier au 4 avril 2025 en Lettonie.
Notre critique de Le Mage du Kremlin.
Fiction mêlée à une histoire vraie, curieux mélange qui peut donner du très bon.
Ou pas. Le scénario n’aura jamais réussi à nous conquérir à cause d’une mollesse d’écriture. Là où on s’attendait à voir les coulisses du pouvoir, les manipulations fines ou de masse, les coups bas, les traitrises… et la conquête du poste suprême et de le garder coûte que coûte, on n’aura pas vraiment tout ça. En fait, c’est abordé mais tellement légèrement traité qu’on en sort frustré.
Déjà le premier tiers du scénario est d’un ennui mortel et on ne comprend pas trop son intérêt. Ce n’est que lorsque Poutine s’intègre à l’histoire qu’on entre enfin dans le vif du sujet… ou presque. Tout va alors trop vite par moment, trop lent à d’autres avec plusieurs ramifications d’intrigues sans consistance et pour la plupart inutile. C’est comme s’il fallait étirer le scénario sans savoir quoi raconter.
Pourtant il y avait matière à faire mais l’histoire n’offre aucune émotion, aucune tension et les rouages de la politique à la russe ne sont pas à la hauteur des enjeux. Puis on ne voit pas toujours les conséquences des actes, renforçant ce côté inachevé.
Paul Dano nous a habitué à tellement mieux en terme de jeu qu’on est presque choqué de le voir dans ce rôle. Certes, on peut se dire qu’un russe à l’image d’être inexpressif et froid mais à ce point, lui ou un autre ça aurait donné le même résultat. Son personnage n’a rien d’intéressant alors que pourtant, on sent qu’il est intelligent, stratège, sachant manipuler mais on ne sait rien de lui qui aide à avoir un quelconque intérêt pour lui. Quant à sa vie personnelle, ça remplit juste du vide vu que ça n’influe pas sur sa personnalité.
Jude Law est aussi vraiment décevant, n’arrivant pas à camper Poutine comme il se doit à part faire une mimique peu convaincante. On voit plus Jude que Vladimir et ça fait déconnecter du métrage. Les seconds rôles vont et viennent mais là encore, ce n’est guère captivant. Au moins on évite l’avalanche de protagonistes vu que le film se déroule sur plusieurs années.
On sent clairement passer les 2h30 du film. Le rythme est monotone et la structure est trop fade au final. Ici, tout est fait en chapitre (jusqu’à l’apparition d’un titre pour expliquer la future séquence) mais ça fait trop de cassure brutale comme si on pouvait les voir indépendamment.
Même l’alternance des époques (le film était une histoire racontée entre le présent et les flash-back) ne parvient pas à dynamiser le tout. Côté immersion, le film propose par moment des images d’archives mais trop peu et mal utilisées.
On regrette aussi vraiment que les maquilleurs n’aient pas pu transformer Law en Poutine car on est dans une sorte de biopic recréé. Surtout que dans les images d’archive, on a parfois le vrai Poutine à l’écran. Enfin, on notera de trop nombreux faux raccords qui ne font pas très sérieux pour un film de ce genre.
Le mage du Kremlin lance un sort qui fera dormir à cause d’un scénario poussif et sans enjeux, d’un casting peu brillant et d’une mise en scène sans audace.







