
Réalisation : Jean-Jacques Annaud.
Scénario : Gérard Brach, Alain Godard, Andrew Birkin et Howard Franklin.
Production : Bernd Eichinger et Bernd Schaefers.
Musique : James Horner.
Société de production : Constantin Film, Cristaldifilm, Les Films Ariane, Zweites Deutsches Fernsehen, RAI Radiotelevisione Italiana, Allied Filmmakers et FR 3 Cinéma.
Distributeur : Acteurs Auteurs Associés / 20th Century Fox.
Date de sortie USA : 24 septembre 1986.
Date de sortie française : 17 décembre 1986.
Titre original : The name of the rose.
Durée : 2h12.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : 77,2 millions de dollars.
Box-office USA : 7,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 4 955 664 entrées.
Résumé.
En 1327, le moine Guillaume de Baskerville se rend dans une abbaye, en compagnie de son novice Adso, afin d’enquêter sur des morts étranges.
Casting.
Guillaume de Baskerville : Sean Connery (VF : Claude Giraud).
Adso de Melk : Christian Slater (VF : Vincent Ropion).
Remigio de Varagine : Helmut Qualtinger (VF : Henry Djanik).
Severin de Sant’Emmerano : Elya Baskin (VF : Patrick Préjean).
L’abbé : Michael Lonsdale (VF : lui-même).
Malachie de Hildesheim : Volker Prechtel (VF : Georges Aminel).
Jorge de Burgos : Feodor Chaliapin Jr. (VF : Jean Davy).
Ubertin de Casale : William Hickey (VF : Henri Virlogeux).
La jeune femme : Valentina Vargas (VF : Inconnue).
Salvatore : Ron Perlman (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le Nom de la rose est l’adaptation du roman du même nom d’Umberto Eco publié en 1980.
Sir Michael Caine, Richard Harris, Sir Ian McKellen, Jack Nicholson, Paul Newman, Marlon Brando, Robert De Niro et Donald Sutherland ont été envisagés pour le rôle de Guillaume de Baskerville.

La scène érotique du film a été tourné en équipe très réduite et en une seule prise, selon les souhaits de l’actrice Valentina Vargas, âgée alors de 22 ans. Son partenaire à l’écran, Christian Slater, n’avait que 17 ans lors du tournage de cette scène et il était réellement puceau. Ses réactions sont authentiques et il ne savait pas ce que l’actrice allait faire.
Le tournage s’est déroulé du 11 novembre 1985 au 10 mars 1986 en Allemagne et Italie.
Notre critique de Le Nom de la rose.
Une enquête au sein d’une abbaye et d’époque lointaine, un très bon potentiel.


Un potentiel très bien exploité. L’enquête en elle-même est passionnante car forcément, aucune technologie n’est là et c’est donc à travers des preuves simplistes et de la déduction qu’il faut trouver la source des meurtres. On part ici et là à travers différentes pistes avec suffisamment de tension. Puis en toile de fond, il y a également la religion qui est fortement présente évidemment. Tout d’abord à travers une opposition sur la vision des courants religieux par rapports aux saintes écritures et c’est dommage que ce ne soit pas davantage approfondi. Mais il y a aussi d’autres sujets de traités comme l’aspect néfaste de l’Inquisition, la Foi aveugle sans remise en question, l’amour charnel dans un univers d’amour spirituel, l’isolement du monde qui exacerbe les superstitions… Le tout servi par une ambiance très sombre et pesante.
Guillaume de Baskerville a une approche différente de la religion et ça créé des conflits avec les occupants de l’abbaye dans laquelle il enquête. C’est quelqu’un de sage, d’intelligent, de perspicace mais qui va devoir aussi supporter le regard des autres car il va suspecter tout le monde. Sans compter qu’il doit subir le poids de l’Inquisiteur. Il est également maître envers son disciple Adso. Ce dernier incarne l’innocence, la jeunesse… et il va symboliser celui qui doute de sa Foi et de la voix à emprunter. Il est plus terre à terre et plus inquiet de la situation qui ne fait qu’empirer. L’Inquisiteur, même s’il apparait tardivement, est clairement angoissant, usant de méthodes brutales afin d’obtenir ce qu’il veut même s’il doit déformer la réalité. Si les moines ne sont pas tous exploités, c’est plus sur la fille qui est intéressante car elle incarne la paysannerie de l’époque, la misère, la négligence de l’Église, la salissure… jusqu’à salir le jeune Adso à travers sa spiritualité.


Placer une histoire pareille dans une abbaye donne déjà un cachet supplémentaire et ça se ressent à chaque image. Tout est très sobre, très pauvre, aux teintes grisâtres et froides qui amplifient cette oppression où la mort tutoie l’édifice religieux. La seule touche de « chaleur » sera celle de la scène érotique, magnifiquement tournée et lourde en symbolique. La réalisation est toute aussi impeccable avec par moment de beaux plans rappelant les peintures religieuses. Même constat pour la bande originale avec des musiques envoûtantes quand il le faut, dramatiques sur d’autres, le tout mêlé aux chants religieux des moines.
Le Nom de la rose porte bien son nom avec le piquant nécessaire pour marquer les esprits et un visuel prenant dans une enquête à la Sherlock Holmes.

