Légendes d’automne.
Réalisation : Edward Zwick.
Scénario : Susan Shilliday et William D. Wittliff.
Production : Marshall Herskovitz, William D. Wittliff, Edward Zwick, Jane Bartelme, Sarah Caplan et Patrick Crowley.
Musique : James Horner.
Société de production : TriStar Pictures, The Bedford Falls Company et Pangaea.
Distributeur : TriStar Pictures.
Date de sortie USA : 23 décembre 1994.
Date de sortie française : 5 avril 1995.
Titre original : Legends of the Fall.
Durée : 2h13.
Budget : 30 millions de dollars.
Box-office mondial : 160,6 millions de dollars.
Box-office USA : 66,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 469 570 entrées.
Résumé.
Montana, XXe siècle. Alfred, Tristan et Samuel sont trois frères très liés. Samuel présente aux autres Susannah, sa fiancée. Ses frères tombent également sous son charme. Lorsque la guerre éclate, ils s’engagent mais à leur retour, plus rien n’est pareil.
Casting.
Tristan Ludlow : Brad Pitt (VF : Bernard Perpète).
William Ludlow : Anthony Hopkins (VF : Gabriel Cattand).
Alfred Ludlow : Aidan Quinn (VF : Luc Boulad).
Susannah Fincannon Ludlow : Julia Ormond (VF : Nathalie Juvet).
Samuel Ludlow : Henry Thomas (VF : Sylvain Goldberg).
Isabel Decker Ludlow : Karina Lombard (VF : Inconnue).
Pet : Tantoo Cardinal (VF : Inconnue).
Un Coup : Gordon Tootoosis (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Légendes d’automne est l’adaptation de la nouvelle du même nom de Jim Harrison publiée en 1979.
Johnny Depp a été envisagé pour le rôle de Tristan ; Gwyneth Paltrow pour celui de Susannah.

Le tournage s’est déroulé du 14 juin au 23 septembre 1993 au Canada.
Notre critique de Légendes d’automne.
Les ravages de la guerre et la reconstruction morale, des thèmes forts en perspective.
Le scénario nous offre en effet une très belle histoire par plusieurs aspects et ce sur de nombreuses années. L’occasion parfaite pour montrer une nette évolution. Sur une première facette, il y a toute cette intrigue romantique tantôt touchante tantôt malaisante car ça part trop loin dans la crédibilité mais par chance, ce n’est pas l’intégralité du film. L’autre facette est celle de la guerre. Même si elle n’est que peu abordée réellement, elle sert juste de déclencheur pour la suite.
On va y retrouver les morts qu’elle engendre mais aussi les personnalités brisées. Vient alors la dernière facette, les relations familiales. Trois frères très proches mais qui vont s’éloigner, se rapprocher, se disputer… des difficultés de compréhension accompagnés des hauts et des bas de la vie. C’est prenant et le film apporte ainsi son lot d’émotions adéquates. Toutes les intrigues s’entremêlent efficacement et rebondissent régulièrement afin de garder son fort intérêt.
On suit donc la vie d’une famille et ça va permettre de vraiment développer les personnages. Samuel est le plus jeune, le plus passionné et le plus volontaire. Alfred est le plus tempéré qui va réussir à surmonter le conflit en reconstruisant sa vie et dans la prospérité pour faire bouger les choses. Quant à Tristan, c’est le rôle le plus développé. Fougueux, aventureux, il ne va pas revenir indemne de la guerre. Traumatisé, perdu, faisant les mauvais choix, il va errer et avoir du mal à trouver sa place avant de rebondir.
Mais les horreurs du passé le marquent à jamais et influent sur sa vie. Enfin, Susannah est intéressante car elle est vraiment confuse aussi sur ses sentiments. Trois hommes tombent sous son charme et c’est réciproque mais dans des temporalités différentes. Elle va passer sa vie avec un cœur tiraillé sans savoir vraiment quoi faire.
Le fait de placer le cadre dans le Montana permet d’avoir des paysages somptueux et de montrer une certaine ruralité d’époque et plus tard urbaine. Cette époque parfaitement retranscrite avec une immersion réussie et ce, comme on le disait, à travers le temps. On voit l’évolution du quotidien des américains, des costumes, des mœurs… Le fait aussi de placer la culture indienne à travers le personnage de Tristan donne un charme supplémentaire avec une forme de mysticisme.
La réalisation est excellente car même si elle n’a rien de très audacieuse, elle arrive à sublimer les séquences qu’il faut sans jamais qu’on ne s’ennuie. Enfin, difficile de ne pas parler de la sublime bande originale de James Horner qui livre des musiques envoûtantes et intenses.
Légendes d’automne est un très beau film et bourré de qualités, une légende qui se veut mémorable.






