Les Rivières pourpres.
Réalisation : Mathieu Kassovitz.
Scénario : Mathieu Kassovitz et Jean-Christophe Grangé.
Production : Alain Goldman.
Musique : Bruno Coulais.
Société de production : Légende Films, Gaumont, TF1 Films Production et Canal+.
Distributeur : Gaumont Buena Vista International.
Date de sortie USA : 13 juillet 2001.
Date de sortie française : 27 septembre 2000.
Titre original : Les Rivières pourpres.
Titre anglais : The Crimson Rivers.
Durée : 1h46.
Budget : 14 millions d’euros.
Box-office mondial : 60,1 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 3 255 184 entrées.
Résumé.
Les enquêteurs Pierre Niémans et Max Kerkérian travaillent individuellement sur deux affaires qui semblent distinctes. Plus ils avancent plus ils découvrent des points communs, la piste d’un tueur en série.
Achats.

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Casting.
Pierre Niémans : Jean Reno.
Max Kerkérian : Vincent Cassel.
Fanny Ferreira : Nadia Farès.
Sœur Andrée : Dominique Sanda.
Dahmane : Karim Belkhadra.
Bernard Chernezé : Jean-Pierre Cassel.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Les Rivières pourpres est l’adaptation du roman du même nom de Jean-Christophe Grangé publié en 1998.

Le tournage s’est déroulé d’octobre 1999 à mars 2000 en France.
Notre critique de Les Rivières pourpres.
Un tueur en série, cela peut donner une enquête haletante.
Même si rien n’est novateur en soit, le scénario tient bien la route. En suivant au début deux enquêtes qui n’ont rien à voir, cela permet de poser des bases avec beaucoup de mystères. Lorsque les deux se rejoignent, l’histoire prend une autre tournure car on commence à voir les différentes ramifications tout en maintenant un flou sur les origines et surtout l’identité du tueur. Si les pièces du puzzle sont bien amenés, il y a quand même un manque d’épaisseur.
On a du mal à percevoir les motivations de l’assassin à force de trop rester dans l’énigmatique. L’ambiance est certes bonne mais manque d’intensité par moment. On a surtout droit à des scènes par moment ridicules, voulant y glisser du comique grotesque ou bien de l’action gratuite mais qui ne sert à rien. Le scénario avait pourtant matière avec un sujet abordé trop tardivement qui est à l’origine de tout.
Bon casting mais des personnages un peu trop cliché. Niémans est une légende de la police, posé, intelligent au style baroudeur. Il a du charisme et est perspicace. Il franchit parfois la ligne pour parvenir à ses fins. Kerkérian est plus jeune, plus dynamique, fougueux et brutal. C’est le duo cerveau/bras trop prévisible. Ils n’ont pas de passif qui permettent d’étoffer leur personnage et on n’a pas de quoi vraiment s’attacher à eux.
Fanny est une alpiniste qui va les aider dans leur enquête mais elle n’a pas un grand développement vu sa faible présence dans le film. Quant au tueur, il faudra un bon moment avant qu’on ne l’aperçoive même si son identité va rester cacher. Il est juste dommage que sa révélation soit trop rapide.
Pour un thriller, la réalisation fait bien le travail même si on n’aurait pas refusé plus de noirceur encore. Il aurait mieux fallu accentuer cette part d’ombre plutôt que de donner une scène de combat au corps à corps qui est tellement chorégraphiée que ça se ressent à l’image et une course poursuite en voiture qui n’a rien de bien extraordinaire. Certains plans de caméra ont des effets de style qui sont plutôt kitchs. Le fait aussi de placer le cadre de l’enquête en montagne était intéressant mais les paysages ne seront pas pleinement exploités. Pourtant ça tranchait vraiment avec les éternels meurtres dans des villes. Heureusement, la bande originale est convaincante et prenante.
Les Rivières pourpres est un thriller sympathique mais qui pouvait faire encore mieux en retirant ses défauts facilement évitables.






