L’homme au masque de fer.
Réalisation : Randall Wallace.
Scénario : Randall Wallace.
Production : Randall Wallace et Russell Smith.
Musique : Nick Glennie-Smith.
Société de production : United Artists.
Distributeur : United Artists.
Date de sortie USA : 13 mars 1998.
Date de sortie française : 1er avril 1998.
Titre original : The Man in the Iron Mask.
Durée : 2h12.
Budget : 35 millions de dollars.
Box-office mondial : 183 millions de dollars.
Box-office USA : 56,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 291 139 entrées.
Résumé.
En 1662, le Roi Louis XIV ne s’occupe pas de son peuple. Les mousquetaires Athos, Porthos et Aramis vont libérer un prisonnier au masque de fer, Philippe, qui est le frère jumeau du Roi, afin de le mettre sur le trône et sauver la France.
Achats.

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Casting.
Louis XIV / Philippe : Leonardo DiCaprio (VF : Damien Witecka).
Aramis : Jeremy Irons (VF : Robert Guilmard).
Athos : John Malkovich (VF : Michel Papineschi).
Porthos : Gérard Depardieu (VF : lui-même).
D’Artagnan : Gabriel Byrne (VF : Gabriel Le Doze).
Anne d’Autriche : Anne Parillaud (VF : elle-même).
Christine Bellefort : Judith Godrèche (VF : Elle-même).
Raoul de Bragelonne : Peter Sarsgaard (VF : Mathias Kozlowski).
André : Edward Atterton (VF : Pierre Tessier).
Pierre : Hugh Laurie (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
L’homme au masque de fer est tiré du roman Le Vicomte de Bragelonne d »Alexandre Dumas publié en 1847, inspiré du vrai homme au masque de fer.
Anthony Hopkins, Sam Neill et Alan Rickman ont été envisagés pour le rôle d’Aramis.
Le tournage s’est déroulé d’avril au juillet 1997 en France.
Notre critique de L’homme au masque de fer.
Fait historique dont on ne sait toujours pas l’entière vérité, faire un film dessus a du potentiel.
Il y a bien matière à créer une histoire prenante tant les conséquences sont importantes. Pourtant, on est plutôt mitigé sur le traitement donné. Le scénario est correct mais n’arrive pourtant pas à donner quelque chose d’intense. La mise en place de l’intrigue est pourtant bonne, montrant bien la misère du peuple là où la royauté s’empiffre et s’amuse dans l’indifférence. S’ensuit alors la libération du prisonnier et son entraînement pour devenir roi. Malheureusement, ça tourne en rond et il n’y a plus grand chose de crédible.
Puis quand vient enfin l’inversion des postes, le film est proche de la fin et n’a plus rien à offrir. On est donc déçu de ne pas plus en profiter, de traiter davantage de la situation politique de la France, de voir comment un homme avec plein de pouvoirs peut modifier le destin d’un pays. Enfin, on notera que l’humour présent dans l’histoire est ridicule et n’aurait jamais du être là.
Bon point sur la prestation de DiCaprio qui offre deux personnages fort différents. En tant que Roi, il est exécrable, hautain, méprisant et ne vivant que par le confort, la fête et les conquêtes sentimentales. Il a un ego très fort mais on voit surtout quelqu’un qui n’a aucune compétence et très impulsif. En tant que jumeau, c’est quelqu’un qui est plus tendre, plus meurtri mais c’est dommage de ne pas voir davantage sa souffrance d’avoir été emprisonné sans raison et d’avoir du vivre des années sous un masque coupé du monde. Son personnage aurait mérité d’être mieux exploité.
Concernant les mousquetaires, D’Artagnan est très fidèle à ses valeurs et à son Roi là où les trois autres sont plutôt guidés par l’intérêt de la France. Ils ont chacun une personnalité propre avec Athos motivé par la vengeance, Porthos par les plaisirs en tout genre (et il est lourd…) et Aramis par la noblesse d’âme.
Un effort a été apporté dans les décors et les costumes et l’immersion d’époque est convaincante. Si de ce côté, la qualité est au rendez-vous, la réalisation n’offre pas un rendu tout aussi satisfaisant. Il n’y a pas vraiment d’ambiance, pas de traitement de l’image, tout est trop simple. On a aussi droit à des scènes vraiment grotesques pour donner une sorte de facette épique qui ne fonctionne pas. Il n’y a rien de particulièrement marquant. Même la bande originale ne semble pas trouver sa place malgré quelques efforts par moment.
L’homme au masque de fer avait un excellent sujet mais n’arrive pas à le sublimer pour en faire un film mémorable.







