Life of Chuck.
Réalisation : Mike Flanagan.
Scénario : Mike Flanagan.
Production : Mike Flanagan et Trevor Macy.
Musique : The Newton Brothers.
Société de production : Neon, Intrepid Pictures, Red Room Pictures, QWGmire et FilmNation Entertainment.
Distributeur : Neon.
Première mondiale : 6 septembre 2024 (Toronto).
Date de sortie USA : 6 juin 2025.
Date de sortie française : 11 juin 2025.
Titre original : The Life of Chuck.
Durée : 1h51.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 13 millions de dollars.
Box-office USA : 6,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 274 343 entrées.
Résumé.
Charles Krantz, surnommé Chuck, est un homme ordinaire. Pourtant, trois chapitres de sa vie vont être marquants.
Casting de Life of Chuck.
Charles « Chuck » Krantz : Tom Hiddleston (VF : Alexis Victor).
Chuck (17 ans) : Jacob Tremblay (VF : Inconnue).
Chuck (11 ans) : Benjamin Pajak (VF : Sacha Tomassian).
Chuck (7 ans) : Cody Flanagan (VF : Inconnue).
Marty Anderson : Chiwetel Ejiofor (VF : Frantz Confiac).
Felicia Gordon : Karen Gillan (VF : Laëtitia Lefebvre).
Sarah : Mia Sara (VF : Nathalie Homs).
Sam Yarbrough : Carl Lumbly (VF : Emil Abossolo-Mbo).
Albie : Mark Hamill (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Life of Chuck est l’adaptation de la nouvelle La Vie de Chuck de Stephen King (du roman Si ça saigne) publié en 2020.
Le projet débute en mai 2023.
Le tournage s’est déroulé du 23 octobre au 16 novembre 2023 en Alabama.
Notre critique de Life of Chuck.
Synopsis énigmatique, bande-annonce peu explicite, part-on vers un grand mystère ?
Comme indiqué, c’est un scénario en trois chapitres bien distincts avec un lien commun : Chuck. Curieusement, l’histoire va aller de façon inversée, commençant par la fin pour se diriger vers le début. Commençons. Le troisième acte est sans doute le plus magnifique et le plus intrigant. Nous sommes face à une sorte de fin du monde bien particulière et originale. Fin d’Internet, de la télévision, des transports, dérèglement climatique massif, suicides en masse… et ce fameux Chuck remercié mais qui reste la grande question: qui est-il ? C’est une séquence touchante faite d’amour sincère et de ce qu’on peut faire sur le temps qu’il nous reste.
Saut dans le passé pour le second acte. Très court, c’est aussi le plus curieux. Il se contente d’être le point de rencontre entre trois personnages autour d’une danse en musique. Rien de plus, rien de moins. On se demande quel est l’intérêt mais ce qui surprend le plus est qu’on est complètement happé par le spectacle. Des choses simples, un moment de partage, du plaisir, le bonheur. Et enfin on découvre Chuck.
Nouveau saut dans le passé pour l’acte premier. Direction l’enfance de Chuck, ses passions, sa vision du monde, une façon de penser. Et bien sûr la danse et les secrets familiaux. Encore plus de questions se posent et on va être aussi déboussolé en voyant des éléments qui sont des liens avec les deux autres actes mais qui semblent improbables. Serions-nous en train de nous duper ? De nous faire une relecture des événements ? Vous le saurez en voyant le film. Globalement, le scénario ne cesse de surprendre et on a l’impression de naviguer dans l’inconnu tout en étant captivé. On veut à tout prix découvrir le final pour que toutes les pièces du puzzle se rassemblent. Néanmoins, cela sera pour nous son point faible car on n’aura pas certaines réponses.
Trois actes et des personnages bien différents. Le premier nous présente Felicia et Marty, un couple divorcé mais avec toujours de l’affection l’un pour l’autre. Ils sont les plus attachants du film car un lien fort les unit et la fin du monde va leur faire ouvrir les yeux. Le second se concentre sur Chuck, une passante et une joueuse de batterie. Une rencontre improbable, presque hors du temps, qui va unir les gens, sans savoir ce qui va arriver des années plus tard. Enfin, le troisième est Chuck enfant. Un passionné de danse qui y voit là un moyen de s’évader et d’être heureux (encore plus avec sa partenaire de danse). Puis il est curieux de savoir ce que cache une pièce verrouillée de la maison de ses grands-parents (un mystère qu’on veut savoir nous aussi).
La réalisation reste assez sobre dans la mise en scène mais c’est là aussi un des paradoxes : il y a quelque chose de féerique. Le premier acte mise sur la nuit, la mélancolie, l’immensité de l’univers. Le second sur le rythme, l’intensité, les percussions. Enfin, le troisième (le plus long du film) va être sur l’évolution du temps. On apprécie le fait que le film se déroule à trois époques d’une vie mais qui semble si éloignée l’une de l’autre s’il n’y avait pas Chuck en toile de fond. Enfin, le narrateur est très présent dans ce film. Une approche intéressante car ça donne un aspect documentaire tout en nous servant de guide dans les méandres de l’écriture.
Life of Chuck est une expérience fascinante, un moment marquant qui surprend par tous ses mystères mais qui aura un côté frustrant sur sa conclusion.







