No limit.
Réalisation : Gregor Jordan.
Scénario : Peter Woodward.
Production : Caldecot Chubb, Vanessa Coifman, Marco Weber.
Musique : Graeme Revell.
Société de production : Lleju Productions, Sidney Kimmel Entertainment, Kimmel International, ChubbCo Film et Senator Entertainment Co.
Distributeur : Netflix.
Date de sortie USA : 15 juin 2010 (directement en vidéo).
Date de sortie française : 19 octobre 2010 (directement en vidéo).
Titre original : Unthinkable.
Durée : 1h38.
Budget : 15 millions de dollars.
Résumé.
Un citoyen américain convertit à l’islam annonce avoir posé trois bombes nucléaires aux États-Unis. Arrêté, il va être interrogé par une agente du FBI et par H, un expert en torture.
Achats.

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Casting.
Henry Harold Humphries « H » : Samuel L. Jackson (VF : Thierry Desroses).
Helen Brody : Carrie-Anne Moss (VF : Danièle Douet).
Yusuf / Steven Arthur Younger : Michael Sheen (VF : Éric Legrand).
DJ Jackson : Brandon Routh (VF : Mathias Kozlowski).
Vincent : Gil Bellows (VF : Inconnue).
Phillips : Joshua Harto (VF : Inconnue).
Jack Saunders : Martin Donovan (VF : Guillaume Orsat).
Charles Thomson : Stephen Root (VF : Gabriel Le Doze).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé du 21 octobre au décembre 2008 en Californie et Michigan.
Notre critique de No limit.
Jusqu’où est prêt à aller l’humanité pour protéger le plus grand nombre au risque de perdre son humanité ?
Voilà l’enjeu du scénario et c’est prenant même si pas imparfait. Dans les réussites, le sujet va effectivement être évoqué à plusieurs reprises. Est-ce que pour sauver de nombreuses vies il est légitime de franchir toutes les limites de l’éthique et de la morale ? Cela va permettre de soulever le débat sur le bienfait de la torture dans des situations extrêmes et sur la place véritable d’un monstre. Est-ce celui qui tue ou celui qui tient l’instrument de torture ? Le film ne va pas s’attarder sur la religion extrémiste pour plus se concentrer sur la psychologie et la pression.
Plus on avance et plus les esprits déraillent. Tout n’est pas sans conséquence dans ce genre d’actes et c’est à celui qui craquera le premier. De plus, comme chacun cherche à duper l’autre, la place de la vérité est dure à trouver et on se demande bien comment tout va se conclure. Mais dans les imperfections, on regrette ce côté assez manichéen du gentil et du méchant flic, de la manière douce angélique et la manière brutale.
Et ce, on le doit aux deux personnages de No limit. Helen est du FBI et veut respecter la loi, les règles et garder sa conscience intacte. Elle s’oppose à la torture et c’est un peu trop « cliché » mais elle incarne ainsi une vision de la situation pour laquelle il ne faut pas se rabaisser à ce niveau. Mais l’intrigue va aussi lui donner un développement où elle va commencer à s’assombrir, se rendant compte que sous la pression, il faut laisser parler la noirceur de l’âme. Elle est souvent en train de se torturer elle-même sur la bonne décision à prendre.
H est la version « sans état d’âme » justement. C’est un professionnel de la torture qui va user de différentes méthodes souvent insoutenables. Il n’a aucun remord à faire ce qu’il fait et justement, on va aussi voir que son esprit est totalement perverti par ce que l’armée lui a ordonné de faire toutes ses années. Il n’a plus de notion de bien ou de mal.
Quant à Yusuf, l’acteur est impressionnant en montrant de très nombreuses facettes, du « gentil » en apparence à l’horreur absolue, en passant par la colère, la manipulation, la peur… mais sans jamais savoir s’il joue avec les autorités ou si c’est vraiment lui. C’est un stratège qui a tout prévu et qui va devoir survivre le plus longtemps possible.
La mise en scène se veut sobre tout en parvenant à maintenir une certaine tension. Le compte à rebours avant l’explosion des bombes permet d’ajouter une intensité supplémentaire car on sait que ça va aller crescendo sur l’horreur. Concernant les scènes de torture, alors si vous êtes sensibles vous ne supportez sûrement pas car même si on ne « voit » rien, que ce n’est pas gore à l’image, c’est fait en « off » et justement, ça fait jouer l’imagination.
No limit est un thriller haletant sur la frontière de l’humanité pour sauver des vies, un film portant aussi bien sur la torture physique que psychologique.







