Nobody.
Réalisation : Ilia Naïchouller.
Scénario : Derek Kolstad.
Production : Braden Aftergood, Kelly McCormick, Bob Odenkirk et Marc Provissiero.
Musique : David Buckley.
Société de production : 87North, Dentsu, Eighty Two Films, OPE Partners, Odenkirk Provissiero Entertainment et Perfect World Pictures.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 26 mars 2021.
Date de sortie française : 2 juin 2021.
Titre original : Nobody.
Durée : 1h32.
Budget : 16 millions de dollars.
Box-office mondial : 57,5 millions de dollars.
Box-office USA : 27,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 148 418 entrées.
Résumé.
Hutch Mansell est père de famille et a une vie très routinière. Après un cambriolage de sa maison, il va devenir enragé et décharger sa colère sur les mauvaises personnes dont quelqu’un de la mafia russe.
Casting.
Hutch « Nobody » Mansell : Bob Odenkirk (VF : Gérard Darier).
Rebecca « Becca » Mansell : Connie Nielsen (VF : Micky Sébastian).
Yulian Kuznetsov : Alexeï Serebriakov (VF : Miglen Mirtchev).
Harry Mansell : RZA (VF : Namakan Koné).
Teddy Kuznetsov : Alexandre Pal (VF : Nikita Gouzovsky).
David Mansell : Christopher Lloyd (VF : Jean-Claude Montalban).
Charlie Williams : Billy MacLellan (VF : Inconnue).
Brady Mansell : Gage Munroe (VF : Augustin Brat).
Sammy Mansell : Paisley Cadorath (VF : Mila Pointet).
Banion : Colin Salmon (VF : Thierry Desroses).
Eddie Williams : Michael Ironside (VF : Patrice Melennec).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2018.
Bob Odenkirk a réalisé lui-même la plupart de ses cascades, ayant suivi un entraînement physique pour le rôle.
Le film devait initialement sortir le 14 août 2020.
Le tournage s’est déroulé du 30 septembre au 3 novembre 2019 au Canada.
Notre critique de Nobody.
Rien que le pitch nous indique qu’on va voir du déjà-vu, espérons une surprise.
Et bien… non, c’est du déjà-vu effectivement. Alors que le début du film nous présente une vie de routine pesante, on va vite se retrouver dans le vulgaire film d’action au scénario minimaliste. En effet, c’est juste une bonne grosse vengeance à coup de fusillades et bagarres, et bien entendu, avec la mafia russe pour rester dans les clichés. De ce fait, toute l’intrigue est prévisible et n’a rien de neuf à offrir.
On enchaîne alors les séquences de combats, de préparations au combat suivant et ainsi de suite. Si au moins il y avait un peu de profondeur particulière mais non, c’est simpliste au possible et ne sert qu’à divertir. C’est bien là tout ce qu’il sait faire : se vider la tête sans grande prétention. Le dernier acte du grand combat est même assez ridicule et donne envie de rire par moment.
Il est intéressant de voir Bob Odenkirk dans ce genre de rôle car on ne l’aurait pas imaginé aussi bon dans l’action. Père de famille, époux, il a sa vie bien monotone qui ne le réjouit pas. Ce n’est que lorsqu’il va repartir dans le conflit que sa vraie nature reprend le dessus. Que ce soit aux corps à corps ou avec des armes à feu, il gère.
Mais ce qui est intéressant est que vu son âge, il n’est pas infaillible et ça le rend même plus « humain ». Néanmoins, l’origine de ses capacités est encore une fois très classique. Pas grand chose à retenir des autres rôles entre sa femme qui est inutile dans l’intrigue ou les méchants mafiosi russes bien caricaturaux et grotesques.
On notera l’efficacité de la réalisation pour faire un film d’action. Que ce soit les combats ou tout le reste, on nage en terrain connu qui ne surprend plus. Alors que le genre tente de se renouveler avec d’autres productions qui osent se démarquer, ici, c’est donc très simple. La violence n’est pas trop gratuite même si pas toujours utile. On regrette donc que la mise en scène ne soit pas davantage dynamique pour offrir son propre style. Au contraire de la bande originale qui a de quoi réveiller une marmotte tant c’est entraînant.
Nobody est nerveux mais n’est qu’un condensé de déjà-vu pour un film d’action.







