Nous étions soldats.
Réalisation : Randall Wallace.
Scénario : Randall Wallace.
Production : Arne Schmidt, Jim Lemly et Randall Wallace.
Musique : Nick Glennie-Smith.
Société de production : Icon Entertainment International, Motion Picture Production GmbH & Co. Erste KG, StudioCanal et Wheelhouse Entertainment.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 1er mars 2002.
Date de sortie française : 17 avril 2002.
Titre original : We Were Soldiers.
Durée : 2h19.
Budget : 75 millions de dollars.
Box-office mondial : 115,4 millions de dollars.
Box-office USA : 78,1 millions de dollars.
Entrées françaises : 156 815 entrées.
Résumé.
En 1965, le lieutenant-colonel Harold C. Moore a pour mission de mener ses hommes au combat dans un conflit au Vietnam. Une zone hostile où les soldats américains sont en sous-effectifs.
Casting de Nous étions soldats.
Harold C. Moore : Mel Gibson (VF : Jacques Frantz).
Basil L. Plumley : Sam Elliott (VF : François Siener).
Julia Compton Moore : Madeleine Stowe (VF : Françoise Cadol).
Joe Galloway : Barry Pepper (VF : Gilbert Lachance).
Bruce « Snakeshit » Crandall : Greg Kinnear (VF : Arnaud Bedouët).
Ernie Savage : Ryan Hurst (VF : Inconnue).
John Geoghegan : Chris Klein (VQ : Martin Watier).
Barbara Geoghegan : Keri Russell (VF : Laura Blanc).
Nguyễn Hữu An : Đơn Dương (VF : Inconnue).
Charlie Hastings : Robert Bagnell (VF : Inconnue).
Henry Herrick : Marc Blucas (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Nous étions soldats est tiré du livre We Were Soldiers Once…and Young: la Drang – The Battle That Changed the War in Vietnam de Joseph L. Galloway et et Harold « Hal » Moore publié en 1992, basé sur des faits réels.
Le film a été tourné de manière chronologique.
Les acteurs sont suivi un entraînement militaire de deux semaines avant le tournage.
Le tournage s’est déroulé du 5 mars au 13 juillet 2001 en Californie et Georgie.
Notre critique de Nous étions soldats.
Enième film de guerre du Vietnman, rien de nouveau sous le soleil levant.
Le début du scénario est bien classique on le reconnait. Entraînement, élan patriotique… du recyclage. Puis lorsque le conflit débute, on entre réellement dans l’intensité de la guerre. Survie, carnage, stratégie militaire… là encore, on retrouve les poncifs du genre. Alors en quoi ce film mérite davantage l’attention ? Car l’histoire ne va pas se contenter de nous montrer de super soldats prêts à se sacrifier pour son pays à travers des actes héroïques.
En effet, le film va donner plusieurs points de vue. Au-delà des soldats, on va aussi avoir celui d’un reporter de terrain. L’idée est intéressante car il est là pour être objectif et c’est un civil au milieu d’une boucherie pour apporter son témoignage à la population.
Mais l’intrigue la plus touchante de Nous étions soldats est celle des épouses de soldats. Sur la base, on va les voir se soutenir aussi bien pour le moral mais aussi pour supporter les courriers annonçant les mauvaises nouvelles. C’est davantage sur l’émotion et la psychologie et c’est parfait de voir ce que les femmes enduraient aussi d’attendre le retour de leurs hommes. Enfin, on verra aussi la vision des combattants adverses, sans les dénigrer. C’est propre comme approche.
Moore est donc celui à la tête de cette opération à risque. Il cumule un peu les clichés de l’officier parfait, à l’écoute, attentionné, grand stratège, croyant et pratiquant, bon époux et bon père, prenant soin de ses hommes… Mais ça n’est pas si déplaisant car il ne va pas prendre tout le feu des projecteurs. Il semble vraiment guidé par le bien-être de son bataillon car il comprend les peurs de ses hommes. Il reste humain.
Chez les soldats, on a de tout mais ils sont tous convaincants. Ce ne sont pas des tueurs, juste des hommes envoyés dans une guerre qui les dépasse. On arrive à s’attacher à eux alors que vu leur nombre, on aurait pu craindre qu’ils soient trop dispersés.
Plumley est un autre officier assez grognon et renfermé qui a de l’expérience dans les batailles vu son âge. Son caractère bougon est amusant car son passé l’a marqué et semble le rendre indifférent à tout pour se protéger. Le reporter se veut très courageux car il est au plus près de son enquête journalistique et sa mentalité montre qu’il ne soutient pas les guerres. Quant à la femme de Moore, on sent bien le poids qu’elle a sur ses épaules d’être « épouse de soldat ». Elle a peur mais tente de le cacher et d’aider les autres épouses.
Si vous êtes sensibles des oreilles, évitez Nous étions soldats. En effet, c’est très bruyant entre des fusillades interminables et des explosions à tout va. Par chance, ce n’est pas gratuit car ça montre la dureté de la guerre, l’enfer auditif des soldats et une tension permanente. On va ainsi avoir de l’alternance car lorsque les séquences de combat s’arrêtent, on a droit à des scènes plus posées mais qui font réfléchir, nous rapprochant davantage des soldats.
La mise en scène est bonne et n’hésite pas sur la violence (là aussi, si vous êtes sensibles du sang et autres blessures de guerre…). Mais le vrai atout technique est bien sa bande originale : elle est sublime ! Envoûtante, stressante, immersive… elle offre de tout pour donner une réelle plus-value.
Nous étions soldats est un bon film de guerre qui offre enfin différents points de vue autour d’un conflit.







