Paradise Road.

Réalisation : Bruce Beresford.
Scénario : Bruce Beresford.
Production : Greg Coote et Sue Milliken.
Musique : Ross Edwards.
Société de production : Samson Productions Pty. Ltd., Planet Pictures, YTC Motion Picture Investments et Village Roadshow Pictures.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Date de sortie USA : 11 avril 1997.
Date de sortie française : 14 janvier 1998.
Titre original : Paradise Road.
Durée : 1h54.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : 2 millions de dollars.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Durant la Seconde guerre mondiale, des femmes de plusieurs nationalités sont emprisonnées dans des camps japonais. Pour tenir le coup, elles créent une chorale.
Casting.
Adrienne Pargiter : Glenn Close (VF : Inconnue).
Dr Verstak : Frances McDormand (VF : Inconnue).
Daisy Margaret Drummond : Pauline Collins (VF : Inconnue).
Susan Macarthy : Cate Blanchett (VF : Inconnue).
Rosemary Leighton-Jones : Jennifer Ehle (VF : Inconnue).
Topsy Merrit : Julianna Margulies (VF : Hélène Chanson)
Mrs. Dickson : Wendy Hughes (VF : Inconnue).
Sœur Wilhelminia : Johanna ter Steege (VF : Inconnue).
Mrs. Roberts : Elizabeth Spriggs (VF : Inconnue).
Mrs. Tippler : Pamela Rabe (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Paradise Road est l’adaptation du roman White Coolies de Betty Jeffrey publié 1954, témoignant des faits qu’elle a vécu.

Le tournage s’est déroulé en Australie, Singapour et Malaisie.
Notre critique de Paradise Road.
Un fait historique peu connu qui est mis à l’honneur, c’est intrigant mais ça donne envie.


Le scénario a quelques qualités indéniables. Tout d’abord en montrant la réalité des camps de femme au Japon. On y retrouve aussi bien de la survie que des scènes de tortures assez intenses qui mettent mal à l’aise. On voit l’entraide des femmes, de devoir dépasser les préjugés des pays afin de s’unir malgré les barrières de la langue et des cultures. C’est prenant. Du côté de la chorale, c’est une originalité mais cela donne aussi un petit quelque chose en plus qui sera là une des rares faiblesses de l’histoire. En effet, il y a un manque d’émotions pour un film de ce genre. Toutes les cartes étaient pourtant dans leurs mains mais le film aurait pu vraiment avoir une importance plus forte. Néanmoins, on salue l’écriture du scénario qui offre la plupart du temps des scènes intéressantes dans les dialogues.
Rien qu’en lisant le casting, on y trouve de beaux noms et ça se ressent à l’écran. Les interprétations sont vraiment réussies et convaincantes. Cependant, il y a pléthore de personnages qu’on finit par s’y perdre un peu à cause d’un manque d’approfondissement. On les survole toute un peu trop vite qu’on n’a pas le temps de les découvrir. De ce fait, leur sort nous indiffère presque. Il aurait été sans doute plus judicieux de se focaliser que sur quelques unes mais de pousser à fond leur personnalité. C’est plus un collectif qui est montré, de faire face à l’adversité et de se soutenir les unes les autres. Chez les japonais, on n’en voit que très peu mais ne tombent pas dans une caricature de grands méchants. Il y a une certaine justesse pour les rendre suffisamment détestables mais aussi en proie aux doutes sur la nécessité de leurs actions.


On ne voit pas les deux heures de film passées car il y a un rythme bien trouvé et on est toujours dans l’inconnu de ce qui nous attend. Il y a suffisamment de péripéties qui permettent d’alterner entre intensité et intimiste. En revanche, l’écoulement du temps est mal montré. On le sait qu’à travers quelques répliques mais ça ne se ressent pas à l’écran. On regrette aussi la séquence d’ouverture de la bataille maritime qui manque de crédibilité à cause d’effets visuels qui auraient juste pu être suggérés. Enfin, la bande originale est assez savoureuse et contribuent bien à donner une ambiance digne de ce nom. Le seul bémol sera sur la chorale qui au final ne chante qu’à peine.
Paradise Road n’est pas si paradisiaque mais est un beau film à voir quand même.

