Post mortem.
Réalisation : Péter Bergendy.
Scénario : Piros Zánkay, Gabor Hellebrandt et Péter Bergendy.
Production : Gábor Hellebrandt, Ábel Köves et Tamás Lajos.
Musique : Atti Pacsay.
Société de production : Szupermodern Stúdió.
Distributeur : InterCom.
Première mondiale : 9 octobre 2020 (Varsovie).
Date de sortie hongroise : 28 octobre 2021.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 22 juin 2022 (directement en DVD).
Titre original : Post mortem.
Durée : 1h56.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
En 1919 en Hongrie, Tomas est photographe post mortem. Il est approchée par Anna pour qu’il vienne aider son village qui serait hanté par des spectres.
Casting.
Tomás : Viktor Klem (VF : Inconnue).
Anna : Fruzsina Hais (VF : Inconnue).
Marcsa : Judit Schell (VF : Inconnue).
Tante : Andrea Ladányi (VF : Inconnue).
Imre : Zsolt Anger (VF : Inconnue).
Emi : Gabriella Hámori (VF : Inconnue).
Lacika : Erik Gyarmati (VF : Inconnue).
Jutka : Diána Magdolna Kiss (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Post mortem a été proposé par la Hongrie à l’Oscar du Meilleur film étranger en 2022.
Le tournage s’est déroulé du 27 novembre 2018 au 22 février 2019 en Hongrie.
Notre critique de Post mortem.
Un sujet intéressant de base pour en faire un film d’horreur, prenons le temps de la pose.
Il est effectivement curieux que le métier de photographe post mortem ne soit pas davantage utilisé par le cinéma. C’est donc l’atout de cette histoire et qui occupe donc le début du film de manière convaincante. Une étrange façon de rendre hommage au mort et de les garder à la vie pour la postérité. Puis vient alors l’arrivée dans le village et malheureusement, l’intérêt va retomber doucement mais sûrement à coup de fantômes qui effrayent les gens et d’un mystère à élucider. Si le scénario n’est pas catastrophique, on n’est pas conquis pour autant car tout reste très classique et prévisible.
Le seul élément vraiment intéressant est qu’on est en 1919, sans technologie et donc il faut traquer les fantômes avec les moyens du bord. Dommage que ça ne soit pas davantage exploité et que les moments de révélation sont faibles en intensité. Tout comme l’ambiance d’ailleurs encore trop légère mais qui angoissera sans doute les plus sensibles.
Le duo de personnages principaux n’est pas des plus excellents. Tomas exerce un étrange métier qui lui fait côtoyer la mort tout en servant d’aide aux familles endeuillées. Il n’a pas vraiment de personnalité notable ni même un passé développé. On n’arrive pas à s’attacher à lui et il reste assez imperturbable malgré les phénomènes paranormaux qu’ils rencontrent. Il joue au bon samaritain sans compétences particulières et il n’évolue guère durant le film.
Même chose pour Anna. Cette petite fille n’a peur de rien et se contente d’être la fille sage qui veut aider les autres en ne se préoccupant pas du danger. On aurait aimé là aussi en savoir davantage sur elle. Pour les autres protagonistes, il n’y a rien de particulier à raconter et ils ne contribuent pas beaucoup à l’intrigue.
La réalisation n’est pas mauvaise, elle fait bien le travail même si ça reste dans la simplicité. Le filtre grisâtre qui accompagne le film est du déjà-vu mais le rendu fonctionne quand même, donnant une froideur supplémentaire à un film traitant de la mort. Il y a un bon travail sur les décors et les costumes, on se sent bien immergé à cette époque.
En revanche, les trucages ne sont pas tous à la hauteur. Les rares effets visuels ne sont pas optimales et les effets pratiques sont parfois brouillons (quand on ne voit pas le câble qui fait bouger les objets…). Quant à la bande originale, part importante d’un film d’horreur, elle reste dans ce qu’on a l’habitude d’entendre en faisant traîner les notes et en misant sur le strident et le brutal.
Post mortem est un petit film d’horreur correct mais qui sera vite oublié.







