Raging Bull.

Réalisation : Martin Scorsese.
Scénario : Paul Schrader et Mardik Martin.
Production : Robert Chartoff et Irwin Winkler.
Musique : divers artistes.
Société de production : Chartoff-Winkler Productions.
Distributeur : United Artists.
Date de sortie USA : 14 décembre 1980.
Date de sortie française : 25 février 1981.
Titre original : Raging Bull.
Durée : 2h10.
Budget : 18 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 23,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 447 104 entrées.
Résumé.
Jake LaMotta est un boxeur qui va gagner en popularité au fil des années. Si sa carrière professionnelle décolle, sa vie privée est chaotique.
Casting.
Jake LaMotta : Robert De Niro (VF : Maurice Sarfati).
Vickie LaMotta : Cathy Moriarty (VF : Dominique MacAvoy).
Joey LaMotta : Joe Pesci (VF : Bernard Pisani).
Salvy Batts : Frank Vincent (VF : Georges Claisse).
Tommy Como : Nicholas Colasanto (VF : Claude Joseph).
Irma : Lori Ann Flax (VF : Marion Game).
Lenore : Theresa Saldana (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Raging Bull est un biopic sur le boxeur Jake LaMotta, tiré de la biographie Raging Bull: My Story de Jake LaMotta, Joseph Carter et Peter Savage publié en 1970.
Le film avait pour titre de travail The Fighter.
Robert De Niro voulait faire un film sur Jake LaMotta et il a contacté Martin Scorcese pour l’adapter à l’écran.
Robert De Niro a pris 30 kilos pour les besoins du rôle pour représenter LaMotta plus vieux. Ces scènes ont été tournées à la fin de la production.

Le film étant tourné en noir et blanc, ce n’est pas du faux sang qu’on voit mais du sirop de chocolat.
Les scènes de boxe ont été chorégraphiées.
Le tournage s’est déroulé d’avril à décembre 1979 à New York et Californie.
Notre critique de Raging Bull.
Double vie avec le succès d’un coté et la descente aux enfers de l’autre, un bon potentiel.


Si on se concentre d’abord sur la vie professionnelle. On y voit l’ascension d’un boxeur qui va avoir des hauts et des bas mais qui se relèvera à chaque fois. Sauf que c’est tellement inexploité que ça en devient totalement inintéressant, ne donnant aucune tension ni enjeux probants. Maintenant, attardons nous sur la privée. C’est justement tout le contraire où tout va tourner autour de la jalousie qui devient possessivité puis relation toxique. L’idée est bonne mais à part de rares moments, elle n’a rien de très percutant. C’est surtout qu’on tourne en rond et on a l’impression de revoir constamment les mêmes séquences de disputes. Au global, on se retrouve avec un scénario lassant, sans émotions et qui est aussi classique qu’oubliable. C’est dommage tant il y avait matière à approfondir les thématiques.
Jack LaMotta est le genre de personnage qu’on déteste. Orgueilleux, ne vivant que pour la boxe, il va tout faire pour atteindre le titre mais il est regrettable que ce soit au final si peu montré (comme quasi aucun entraînement). Hors du ring, il est un homme tellement possessif, paranoïaque, machiste et adepte de la violence conjugale. Une sorte d’archétype de tous dans les poings rien dans la tête. Sa femme est consciente du problème mais finit toujours par pardonner. Là encore, son personnage aurait du être mieux mis en avant pour refléter davantage sa souffrance et sa prison. Quant au frère de LaMotta, il tente de raisonner Jack mais c’est peine perdue et ça va les éloigner. Une relation familiale chaotique qui méritait une place plus importante.


Le tournage en noir et blanc donne un aspect documentaire mais ne donne pas assez de charme. Pour le reste, la réalisation est très simpliste, ne cherchant pas à donner quelque chose de très originale ou artistique. Néanmoins, les scènes de boxe (qui sont finalement très peu présentes) tranchent avec le reste grâce à une caméra au plus près des combats comme si on participait nous aussi au match. Il faut en revanche critiquer que de trop avoir chorégraphié casse aussi le naturel tant on voit que les coups ne sont pas du tout portés. On hésite par moment entre frappe ou esquive.
Raging Bull n’a rien d’un taureau enragé mais se rapproche plus d’un taureau fatigué dans un champ assez classique. En clair, un biopic peu palpitant.

