Retour à Silent Hill.
Réalisation : Christophe Gans.
Scénario : Christophe Gans, Sandra Vo-Anh et Will Schneider.
Production : Victor Hadida, Molly Hassell, John Jencks, Alexa Seligman, Jay Taylor et David M. Wulf.
Musique : Akira Yamaoka.
Société de production : Davis Films, The Electric Shadow Company, Supernix, Work in Progress, Ashland Hill Media Finance, Konami, Bloody Disgusting, Hassell Free Productions et Maze Pictures.
Distributeur : Metropolitan Filmexport.
Date de sortie USA : 23 janvier 2026.
Date de sortie française : 4 février 2026.
Titre original : Return to Silent Hill.
Durée : 1h46.
Budget : 23 millions de dollars.
Box-office mondial : 47,5 millions de dollars.
Box-office USA : 5,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 175 486 entrées.
Résumé.
Après la mort de sa femme, James Sunderland reçoit une lettre d’elle qui le conduit à se rendre à Silent Hill. Sur place, la petite ville est aussi dangereuse que mystérieuse mais il espère retrouver son épouse, pensant qu’elle est encore en vie.
Achats.

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Casting.
James Sunderland : Jeremy Irvine (VF : Marc Arnaud).
Mary Sunderland / Maria / Angela : Hannah Anderson (VF : Jessica Monceau).
Laura : Evie Templeton (VF : Lisa Caruso).
Eddie Dombrowski : Pearse Egan (VF : Xavier Fagnon).
Red Pyramid : Robert Strange (VF : Inconnue).
Dara : Emily Carding (VF : Anne Plumet).
Kaitlyn : Eve Macklin (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Retour à Silent Hill est l’adaptation du jeu vidéo Silent Hill 2 sorti en 2001.
Le projet débute en 2020.
Le tournage s’est déroulé du 17 avril au 29 juin 2023 en Allemagne.
Notre critique de Retour à Silent Hill.
Tout est dans le titre, on retourne dans la petite ville ténébreuse.
Après un second opus mitigé, nous revoilà à plonger dans l’horreur qui ne prend pas en compte les deux premiers films. De quoi donc prendre ce qu’on offre. Là où on s’attendait à un scénario simpliste qui n’est là que pour faire peur, on reconnait qu’on est plutôt surpris par le résultat qui se veut moins pire que prévu. En effet, l’histoire offre deux intrigues qui s’entremêlent afin de dissiper le mystère. La première est celle dans la ville, une ville qui va changer d’aspect en fonction des moments et qui va donner son lot de créatures en tout genre. Le héros veut retrouver sa copine et plus il avance plus la difficulté augmente.
Puis la seconde intrigue se concentre sur les flash-back du couple, de leur rencontre à leur séparation en passant par leurs quotidiens. On comprend ainsi la motivation du protagoniste principal. L’ambiance globale du scénario est pesante juste comme il faut pour tenir en haleine. La surprise est qu’on n’est pas dans du pur horrifique, il y a aussi une part de psychologique qui, sans en dire davantage, donne une approche différente et intéressante.
Psychologique car en effet, James est perdu dans sa tête. Il se retrouve dans la ville de sa vie de couple mais est aussi torturé intérieurement par la séparation et par cette lettre énigmatique qui l’a fait revenir. Il est toujours amoureux de Mary et il veut la sauver. On n’est pas dans le cliché du super-héros car il reste simple et va aussi avoir quand même de la chance la plupart du temps pour s’en sortir.
Sa souffrance interne lui fait perdre pied et douter de ce qu’il vit tant tout se métamorphose vite. Il sera aidé par Maria, une habitante de la ville qui survit comme elle peut et qui va servir autant de guide au héros que de le troubler tant elle ressemble à sa femme. Il n’y a pas d’antagoniste principal tant les créatures sont nombreuses et toutes plus menaçantes les unes que les autres.
Le réalisateur du premier volume reprend la barre et il s’en sort vraiment bien. L’alternance des temporalités s’accompagne d’une alternance des mondes entre le Silent Hill heureux et normal, le Silent Hill brumeux et mystérieux puis le Silent Hill infernal et mortel. C’est très prenant et la mise en scène est convaincante, même si le réalisateur abuse un peu trop des contre-plongées avec les mouvements de caméra.
On met un bémol sur la qualité des effets numériques qui oscillent entre le parfait et le très discutable (on sent l’incrustation numérique en arrière-plan). Dommage ! Surtout que les artistes ont offert un univers vraiment glauque et sale sans offrir beaucoup de violence graphique. Ce qui peut surprendre pour un tel sujet. Quant à la bande originale, elle est correcte mais pas mémorable.
Retour à Silent Hill surprend par sa qualité et de miser sur une ambiance plus que sur le gore, un périple plus psychologique qu’il n’y parait.







