Robin des Bois (2018).
Réalisation : Otto Bathurst.
Scénario : Ben Chandler et David James Kelly.
Production : Jennifer Davisson et Leonardo DiCa.
Musique : Joseph Trapanese.
Société de production : Summit Entertainment, TIK Films, Appian Way, Safehouse Pictures, Thunder Road Pictures, French Tax Credit, EMG Management et Emperor Motion Pictures.
Distributeur : Lionsgate.
Date de sortie USA : 21 novembre 2018.
Date de sortie française : 28 novembre 2018.
Titre original : Robin Hood.
Durée : 1h57.
Budget : 100 millions de dollars.
Box-office mondial : 86,5 millions de dollars.
Box-office USA : 30,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 363 926 entrées.
Résumé.
Robin revient de la guerre et découvre qu’il a tout perdu à cause de nombreuses taxes. Aidé par Yahya, un prisonnier des croisades, il va se mettre à lutter contre le Shérif de Nottingham pour redistribuer la richesse vers les pauvres.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting.
Robin des Bois : Taron Egerton (VF : François Deblock).
Yahya / Jean : Jamie Foxx (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Shérif de Nottingham : Ben Mendelsohn (VF : Philippe Crubézy).
Marianne : Eve Hewson (VF : Rebecca Benhamour).
Will Scarlet : Jamie Dornan (VF : Valentin Merlet).
Frère Tuck : Tim Minchin (VF : Xavier Fagnon).
Guy de Gisborne : Paul Anderson (VF : Maximilien Seweryn).
Cardinal : F. Murray Abraham (VF : Féodor Atkine).
Lord Pembroke : Cornelius Booth (VF : Achille Orsoni).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Robin des Bois (2018) est tiré d’un personnage folklorique anglais.
Le projet débute en 2015.
Dylan O’Brien et Nicholas Hoult ont été envisagés pour le rôle de Robin.
Taron Egerton s’est entraîné auprès de Lars Andersen, un archer réputé, pour son rôle.
Le tournage s’est déroulé du 20 février au 20 mai 2017 en Croatie et Hongrie.
Notre critique de Robin des Bois (2018).
Le célèbre archer est à nouveau adapté au cinéma, on sent le déjà-vu.
Alors parfois, le déjà-vu peut-être plus appréciable qu’une adaptation tellement libre qu’elle en perd tout son sens. Le scénario n’a rien de captivant car ils ont tellement voulu moderniser le personnage que ça donne un produit extrêmement bancal. Tout est prévisible, trop manichéen avec des gentils très bisounours et des méchants bien vilains.
Au lieu de montrer un contexte de misère sociale et des ravages de la guerre, on nous livre une forme de conte qui sert juste à montrer du spectacle. Même la sphère politique est mise à mal que ça n’est pas convaincant. Quant à la crédibilité, on y reviendra mais le scénario apporte des anachronismes qui n’arrive donc pas à donner un cadre historique crédible. Enfin, un film d’une telle envergure manque vraiment d’émotions.
Casting correct mais rien de bien exceptionnel. Robin est ici un guerrier au grand cœur mais qui n’a de base pas de grandes compétences si ce n’est ses idéaux de justice. Il va s’entraîner et devenir un justicier hors-pair qui va voler aux riches pour donner aux pauvres et faire tomber un régime tyrannique. On n’arrive pas à s’attacher à lui et son amour envers Marianne n’apporte rien à l’intrigue.
Cette dernière justement n’est pas la femme royale mais bien une combattante dans l’ombre pour mener la révolution et son développement est plutôt convaincant. Quand à Petit Jean, alors là on est dans une réécriture complète car c’est un prisonnier des croisades qui est un soldat émérite qui va entraîner Robin. Sauf que là où cette amitié improbable au premier abord pouvait donner quelque chose de fort, tout va trop vite pour être prenant. Concernant le Shérif, il ne fait pas peur du tout et est même plutôt ridicule.
On n’est ni dans le film d’aventure ni dans le film historique mais plus dans un spectacle qui veut épater mais qui donne des séquences d’action sans queue ni tête et à trop vouloir en faire, ça donne un rendu mitigé, accompagné par des effets spéciaux perfectibles. Mais si la mise en scène n’est pas optimale, on revient à ce qu’on disait : la crédibilité. Rien que la séquence d’ouverture rappelle plus un film de guerre où les fusils sont remplacés par des arcs et où les personnages ont des gilets pare-balles…
Puis, c’est quoi ce choix pour les costumes ? C’est une catastrophe, tout est trop moderne, trop anachronique et on a l’impression qu’ils ont pris des tenus de leur placard et tenter de les incorporer dans un univers médiéval. On est presque dans un téléfilm sans budget. Heureusement, la bande originale est le point positif de la technique avec de belles musiques.
Robin des Bois (2018) est un simple divertissement oubliable bien trop moderne.







