Saw 4.


affiche poster saw 4

Réalisation : Darren Lynn Bousman.
Scénario : Patrick Melton et Marcus Dunstan.
Production : Mark Burg, Oren Koules et Gregg Hoffman.
Musique : Charlie Clouser.
Société de production : Twisted Pictures, Ontario Production Services Tax Credit et Canadian Film or Video Production Services Tax Credit.
Distributeur : Lionsgate.
Date de sortie USA : 26 octobre 2007.
Date de sortie française : 21 novembre 2007.
Titre original : Saw IV.
Durée : 1h35.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : 139,4 millions de dollars.
Box-office USA : 63,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 647 758 entrées.

Résumé.

Un nouveau jeu de Jigsaw est en place. L’officier Rigg doit surmonter plusieurs pièges tandis que deux agents du FBI s’interrogent sur la possibilité d’un autre complice du tueur aux casse-têtes.



Casting.

John Kramer / Jigsaw : Tobin Bell (VF : Bruno Dubernat).
Mark Hoffman : Costas Mandylor (VF : Bertrand Nadler).
Peter Strahm : Scott Patterson (VF : Bernard Métraux).
Jill Tuck : Betsy Russell (VF : Emmanuèle Bondeville).
Daniel Rigg : Lyriq Bent (VF : Julien Chatelet).
Lindsey Perez : Athena Karkanis (VF : Olivia Dalric).
Art Blank : Justin Louis (VF : Michel Vigné).
Lamanna : Simon Reynolds (VF : Inconnue).
Eric Matthews : Donnie Wahlberg (VF : Renaud Marx)



Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.

Saw 4 est la suite de Saw, Saw 2 et Saw 3.

Darren Lynn Bousman ne souhaitait pas à l’origine réaliser ce film, voulant juste conclure avec la trilogie.

Les transitions des scènes où les personnages changent de décor n’est pas un trucage numérique mais bien un trucage pratique. Les décors ont été conçus de telle façon que ça puisse donner cette illusion.

image saw 4

Le moulage du corps de l’acteur Tobin Bell pour la scène de l’autopsie a demandé deux semaines de conception.

Le tournage s’est déroulé du 16 avril au 30 mai 2007 au Canada.

Notre critique de Saw 4.

Vu la fin du troisième opus avec la mort de Jigsaw, on se demandait vraiment quelle était l’utilité d’une suite.

image saw 4
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Nouveau départ pour la franchise, c’est un risque de tomber dans le recyclage. On peut dire que ce scénario y échappe de justesse même s’il tente de se raccrocher aux branches. On va suivre ainsi trois intrigues cette fois-ci, multipliant alors les pièces du puzzle. Rigg va devoir effectuer un parcours avec différents pièges où il peut être le sauveur ou l’exécuteur indirect. Rien de bien palpitant pour autant. La seconde tourne autour des agents du FBI. L’idée d’un autre complice de Jigsaw, en plus d’Amanda, a de quoi être intéressante car on se dit qu’il y a peut-être un successeur tout aussi fou. L’enquête est juste prenante mais ça passe. Quant à la troisième, on va explorer l’origine de John Kramer, la raison qui l’a poussé à créer des pièges mortels. Une « origin story » crédible en apparence mais assez extrêmes au final. Néanmoins, il y a quand même plusieurs incohérences qui font perdre en qualité à l’histoire. Les pièces sont disséminés à différents endroits d’une ville dans des appartements et personne n’a vu ou entendu quoi que ce soit sur leur installation. Mais ce qu’on attend le plus est la conclusion du film. On reconnait qu’on a droit à une bonne surprise sur un point et une semi-déception sur un autre. On ne retrouve donc pas l’aspect percutant nécessaire.



Rigg est donc le protagoniste principal. Vu dans les premiers films, il se retrouve cette fois-ci victime. Pour autant, il ne va pas devoir supporter physiquement les épreuves mais plus moralement. Il doit surmonter son obsession à vouloir sauver tout le monde. Argument un peu bancal de la part de Jigsaw mais bon… Malheureusement, on ne s’attache pas du tout à lui et il n’est pas intéressant qui plus est. Hoffman est son collègue de terrain qui se veut plus mesuré et qui aimerait qu’il soit plus neutre dans sa façon d’agir. Il faut plus compter sur les deux agents fédéraux pour redonner un intérêt. Ils sont lucides, méthodiques et analysent l’enquête avec un œil nouveau. Ils ont du potentiel mais pas assez exploités. Reste donc certaines des victimes qui servent de fil conducteur au métrage. On ne passe pas assez de temps sur eux et c’est bien dommage car leur sort nous indiffère alors. Enfin, on termine avec Jill. On découvre enfin la femme de Kramer. Elle est intéressante en personnalité car elle semble détachée des actes de son mari alors qu’elle était consciente de ce qu’il faisait.

image saw 4
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Pas grande nouveauté du côté de la réalisation. C’est même plus calme, n’utilisant plus le montage épileptique pour donner de la tension. On est presque dans quelque chose de plus classique. Vu qu’on a des pièges, et vu le précédent film, on est également moins dans le gore. À l’exception notable de la séquence d’ouverture qui est, il faut l’avouer, difficile pour les ventres sensibles. Le fait que le film nous entraîne dans différents lieux permet d’innover un peu mais ça n’apporte finalement pas grand chose à la franchise. Le seul point remarquable réside plutôt dans son montage qui trouve tout son sens dans la séquence « révélation » qui pousse le film à le revoir une seconde fois pour mieux tout saisir.

Saw 4 tente de prendre une nouvelle direction dans la saga et la transition est tout juste correcte.

La note de Fabien


Réalisation : Darren Lynn Bousman.Scénario : Patrick Melton et Marcus Dunstan.Production : Mark Burg, Oren Koules et Gregg Hoffman.Musique : Charlie Clouser.Société de production : Twisted Pictures, Ontario Production Services Tax Credit et Canadian Film or Video Production Services Tax Credit.Distributeur : Lionsgate.Date de sortie...Saw 4.