Snowden.
Réalisation : Oliver Stone.
Scénario : Oliver Stone.
Production : Moritz Borman, Eric Kopeloff, Philip Schulz-Deyle et Fernando Sulichin.
Musique : Craig Armstrong et Adam Peters.
Société de production : Endgame Entertainment, Vendian Entertainment et KrautPack Entertainment.
Distributeur : Open Road Films.
Première mondiale : 9 septembre 2016 (Toronto).
Date de sortie USA : 16 septembre 2016.
Date de sortie française : 1er novembre 2016.
Titre original : Snowden.
Durée : 2h15.
Budget : 40 millions de dollars.
Box-office mondial : 37,4 millions de dollars.
Box-office USA : 21,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 501 923 entrées.
Résumé.
Edward Snowden travaille à la CIA puis à la NSA. Analyste, il va découvrir progressivement que les services de renseignements espionnent tout le monde en contournant les juridictions. Il décide de tout révéler à des journalistes.
Achats.

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Casting.
Edward Snowden : Joseph Gordon-Levitt (VF : Gwendal Anglade).
Lindsay Mills : Shailene Woodley (VF : Jessica Monceau).
Laura Poitras : Melissa Leo (VF : Annie Le Youdec).
Glenn Greenwald : Zachary Quinto (VF : Adrien Antoine).
Hank Forrester : Nicolas Cage (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Ewen MacAskill : Tom Wilkinson (VF : Philippe Catoire).
Corbin O’Brian : Rhys Ifans (VF : Jean-Michel Fête).
Trevor James : Scott Eastwood (VF : Cédric Chevalme).
Matt Kovar : Timothy Olyphant (VF : Anatole de Bodinat).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Snowden est tiré du livre The Snowden Files: The Inside Story of the World’s Most Wanted Man de Luke Harding publié en 2014. C’est un biopic sur Edward Snowden qui a divulgué au grand public la surveillance de masse des services de renseignements américains.
Le projet débute en 2014.
Margot Robbie a été envisagée pour le rôle de Lindsay Mills.
Le tournage s’est déroulé du 16 février au 30 avril 2015 en Allemagne, Hawaï et Russie.
Notre critique de Snowden.
Un film qui semble s’orienter sur le débat entre vie privée et sécurité, un sujet porteur.
L’avantage de ce biopic est que le scénario ne s’intéresse pas uniquement à la vie d’un homme, en l’occurrence Snowden. Si on commence par ce sujet, c’est intéressant mais sans plus. On aurait apprécié voir davantage les conséquences de ses décisions sur sa vie personnelle. Si sa vie de couple a des hauts et des bas, ce n’est guère captivant alors qu’il y avait de quoi montrer ce que le « secret défense » peut impacter la vie de famille.
Puis il y a l’autre facette de l’histoire, à savoir les renseignements de masse. Le sujet est plus fort car ça permet de mettre en évidence la frontière délicate entre respect de la vie privée et protection des citoyens. Là encore, on regrette que ça ne soit pas davantage approfondi pour bien montrer le pour et le contre de cette pratique. Il y avait matière à débat et ça passe un peu à la trappe. Pour autant, le scénario est bien écrit et permet de montrer à plus de gens à quel point ça peut devenir dangereux.
Edward est quelqu’un d’attaché à son pays, qui veut tout faire pour la protection de ses compatriotes et il s’engage avec beaucoup d’honnêteté. Mais plus sa carrière avance et plus il va se mettre à douter, à réfléchir aux conséquences de son travail et ça va le torturer intérieurement. Néanmoins, le personnage reste toujours un peu « froid », comme s’il ne pouvait pas exprimer physiquement ce qu’il endure (on sait que l’acteur peut mieux faire).
Sa copine Lindsay est plus enjouée et elle ne se rend compte de rien, ce qui va permettre de s’identifier à elle en tant que simple personne lambda qui peut être sous surveillance constante. Les différents rôles qui accompagnent le film ont tous leur importance, du petit analyste aveuglé aux dirigeants conscients de travestir la loi.
Oliver Stone livre une bonne réalisation même si rien d’exceptionnel non plus en terme d’intensité. On démarrait pourtant correctement avec une alternance des temporalités entre le témoignage face aux journalistes et les flash-backs qui illustrent les propos. Puis on finit par rester sur une certaine linéarité plus classique. Mais on note que le rythme est bien géré car les deux heures passent assez vite. La bande originale est plutôt sobre, pas mauvaise mais aurait pu être plus immersive vu les enjeux.
Snowden avait de quoi ouvrir un débat captivant mais on reste trop spectateur sans en sortir avec de profondes réflexions.







