Superman III.

Réalisation : Richard Lester.
Scénario : David Newman et Leslie Newman.
Production : Pierre Spengler.
Musique : Ken Thorne et Giorgio Moroder.
Société de production : Dovemead Films, Cantharus Productions et Major Studio Partners.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 17 juin 1983.
Date de sortie française : 10 août 1983.
Titre original : Superman III.
Durée : 2h05.
Budget : 39 millions de dollars.
Box-office mondial : 80,3 millions de dollars.
Box-office USA : 59,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 174 974 entrées.
Résumé.
Auguste Gorman est doué avec l’informatique et en fait profiter Ross Wester, un entrepreneur qui veut dominer le monde. Ils vont faire face à Superman mais il est exposé à une kryptonite transformée qui le rend maléfique.
Casting.
Superman / Clark Kent / Kal-El : Christopher Reeve (VF : Pierre Arditi).
August Gorman : Richard Pryor (VF : Med Hondo).
Ross Webster : Robert Vaughn (VF : Gabriel Cattand).
Lana Lang : Annette O’Toole (VF : Martine Messager).
Vera Webster : Annie Ross (VF : Nita Klein).
Lorelei Ambroisi : Pamela Stephenson (VF : Monique Thierry).
Perry White : Jackie Cooper (VF : Michel Gudin).
Jimmy Olsen : Marc McClure (VF : Éric Legrand).
Brad Wilson : Gavan O’Herlihy (VF : Pierre Hatet).
Ricky Lang : Paul Kaethler (VF : Inconnue).
Lois Lane : Margot Kidder (VF : Perrette Pradier).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Superman III est la suite de Superman et Superman II.
Margot Kidder a exprimé fortement son désaccord lors du licenciement de Richard Donner. C’est pour cette raison que les producteurs l’ont écarté et que la présence de Loïs Lane est réduite au minimum.

Le tournage s’est déroulé d’août à novembre 1982 au Canada, Angleterre et Arizona.
Notre critique de Superman III.
Le justicier de Metropolis est de retour pour… nous jouer un mauvais tour.


L’ouverture du film plante le décor : on se dirige vers un cartoon. Le scénario mise énormément sur l’humour, les gags, les situations grotesques et en plus rien ne fait rire. C’est une catastrophe d’écriture avec des dialogues ridicules. Pire encore, rien n’est vraiment prenant. On a une première moitié de film qui tourne en rond au point que même Superman est à peine présent au profit d’un autre protagoniste. On peut y voir une dénonciation de l’informatique et de ses dangers à une époque où l’ordinateur s’installe.
La seconde moitié se veut à peine plus intéressante avec la version méchante de Superman mais ça arrive tellement tard dans le film que le sujet est complètement gâché. C’est à se demander s’il y a vraiment une histoire dans tout ça. De plus, nous faire sortir l’amour de jeunesse de Clark ne sert à rien.
On le disait, Superman, de même que Clark, est très peu présent. Un comble pour un film qui porte son nom. Dans ses apparitions, Clark craque pour son ancienne amie de jeunesse (à en oublier Loïs qui disparait également du film) et Superman devient un méchant qui fait le mal (logique). Christopher Reeve livre ainsi deux prestations qui se veulent convaincantes. Si le justicier est peu présent, c’est au profit d’August.
Cet arnaqueur beau parleur qui veut toujours plus va profiter de l’ordinateur pour commettre des méfaits. Le souci est qu’il est là pour cabotiner, ne cesse de parler et se veut rapidement insupportable. Il n’a aucun charisme et il ressemble plutôt à un humoriste raté. Quant à l’autre grand antagoniste, il fait juste coucou et n’a aucun développement. On se retrouve dans un film sans réel vilain. Enfin, Lana Lang fait son apparition mais ne sert pas à grand chose dans l’intrigue.


Le massacre perdure avec une réalisation hasardeuse qui se veut tellement orientée comédie qu’on en oublie qu’on est dans un film de super-héros. Si le souci ne pouvait s’arrêter que là mais non, malgré une avancée dans le temps, on a l’impression de reculer ave des effets visuels plus brouillon et à la limite du ratage. Même les décors sonnent faux dans certaine séquences. La bande originale ne relève pas non plus le niveau et lorsque le thème principal se fait enfin entendre, c’est plus par nostalgie que pour le côté épique.
Superman III s’emmêle dans sa cape et chute lourdement sur le sol. C’est horrible de voir une telle déchéance.

