Time out.

Réalisation : Andrew Niccol.
Scénario : Andrew Niccol.
Production : Andrew Niccol, Marc Abraham, Eric Newman et Debra James.
Musique : Craig Armstrong.
Société de production : New Regency Productions et Strike Entertainment.
Distributeur : 20th Century Fox.
Date de sortie USA : 28 octobre 2011.
Date de sortie française : 23 novembre 2011.
Titre original : In Time.
Durée : 1h49.
Budget : 40 millions de dollars.
Box-office mondial : 173,9 millions de dollars.
Box-office USA : 37,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 099 016 entrées.
Résumé.
En 2169, les gens peuvent devenir immortels car le temps a remplacé l’argent. Will, dont chaque jour peut être le dernier, reçoit d’un immortel un siècle à vivre. Il cherche à arrêter le système.
Casting.
Will Salas : Justin Timberlake (VF : Alexis Tomassian).
Sylvia Weis : Amanda Seyfried (VF : Marie-Eugénie Maréchal).
Raymond Leon : Cillian Murphy (VF : Adrien Antoine).
Rachel Salas : Olivia Wilde (VF : Caroline Pascal).
Henry Hamilton : Matthew Bomer (VF : Jérémy Bardeau).
Fortis : Alex Pettyfer (VF : Jean-Christophe Dollé).
Borel : Johnny Galecki (VF : Fabrice Josso).
Philippe Weis : Vincent Kartheiser (VF : Yoann Sover).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Time out a eu pour titre de travail Now et I’m mortal.

Le tournage s’est déroulé en Californie.
Notre critique de Time out.
Une dystopie intéressante reprenant le dicton « le temps c’est de l’argent ».


Ce scénario de science-fiction a un côté passionnant pour nous montrer un autre mode de société, ou tout du moins un parallèle. Le film reprend en effet le concept que la civilisation possède des riches et des pauvres, sauf qu’ici c’est le temps qui fait office de monnaie d’échange. Il y a donc une dénonciation sur les privilèges, les différences de classe et que pour survivre il faut tout calculer jusqu’à la minute près. Les riches se gavent en années et les pauvres luttent pour grappiller des minutes. Avec une forme de révolte qui est provoquée par Will, on est vraiment pris par l’intrigue. Certes, le scénario a des facilités avec sa romance classique dont on n’aurait pu se passer afin de rester vraiment centré sur le sujet principal. On apprécie aussi la nouvelle forme de contrôle qui existe avec les gardiens du temps, traquant les braqueurs de temps et non d’argent. Le fait aussi que toute l’humanité soit bloquée sur une apparence de 25 ans donne une autre image de la civilisation de la jeunesse éternelle. Dommage que l’introduction portant sur l’horreur de l’immortalité n’est pas été une intrigue secondaire plus approfondie tout au long du film.
Le film dispose d’un casting excellent, Justin Timberlake et Amanda Seyfried étant particulièrement convaincants. Will est quelqu’un de très modeste, vivant au jour le jour et subissant le coût de la vie ne faisant qu’augmenter. Il a soif de justice et d’égalité et il n’est pas un « leader » d’une révolution. Il est un Robin des bois moderne volant du temps aux riches pour le donner aux pauvres. Sylvia est une fille de riches mais n’est pas un cliché d’aristocratie. Elle va découvrir un autre monde et découvrir que le temps peut effectivement être très précieux et qu’il faut savoir l’utiliser. Les deux protagonistes forment ainsi un bon binôme. Ils sont traqués par Raymond, un gardien du temps qui veut que le cours des choses se déroule normalement. Il a un certain potentiel et aurait mérité d’être plus développé pour mieux expliquer ses agissements.


L’avantage d’une dystopie, c’est que même si ça se passe dans le futur, il peut y avoir une forme de freinage de la technologie. C’est le cas ici car à part le paiement temporel, les voitures ne sont pas très futuristes, les téléphones filaires existent encore, il n’y a pas de robots partout… Cela donne un côté rétrofuturiste qui nous ancre davantage sur notre réalité. La réalisation est orientée en ce sens en se voulant percutante et n’allant pas dans la surenchère visuelle. C’est bien rythmé et la colorimétrie terne donne vraiment une vision du monde triste à voir mais d’un avenir probable. La bande originale est correcte mais manque d’émotions alors qu’il y avait l’envergure pour le faire.
Time out est un très bon film de science-fiction qui soulève plusieurs questions.

