Un papa hors pair.
Réalisation : Paul Weitz.
Scénario : Dana Stevens et Paul Weitz.
Production : Marty Bowen, Peter Kiernan, David Beaubaire et Kevin Hart.
Musique : Rupert Gregson-Williams.
Société de production : Insider Entertainment, BRON Studios, Free Association, Higher Ground Productions, Lucky Elephant Media, Sony Pictures Releasing, Temple Hill Entertainment et TriStar Pictures.
Distributeur : Netflix.
Date de sortie USA : 18 juin 2021.
Date de sortie française : 18 juin 2021.
Titre original : Fatherhood.
Durée : 1h49.
Budget : 15 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Matt vient tout juste d’être père mais sa femme meurt peu de temps après l’accouchement. Il se retrouve à devoir élever un enfant tout en faisant son deuil.
Casting.
Matthew « Matt » Logelin : Kevin Hart (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Madeline « Maddy » Logelin : Melody Hurd (VF : Pia Gimenez Bonfils).
Lizzie « Swan » : DeWanda Wise (VF : Déborah Claude).
Marion : Alfre Woodard (VF : Maïk Darah).
Jordan : Lil Rel Howery (VF : Diouc Koma).
Oscar : Anthony Carrigan (VF : Jérémy Bardeau).
Mike : Frankie Faison (VF : Virgile M’Fouilou).
Howard : Paul Reiser (VF : Michel Dodane).
Liz Logelin : Deborah Ayorinde (VF : Aurélie Konaté).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Un papa hors pair est l’adaptation de l’autobiographie Two Kisses for Maddy: A Memoir of Loss and Love de Matthew Logelin publiée en 2011.
Le tournage s’est déroulé au Canada.
Notre critique de Un papa hors pair.
À la lecture du synopsis, on se dit qu’on va jouer sur la corde sensible.
Il ne faut pas attendre très longtemps tant on débute directement dans le drame avec le décès de la mère et les premiers jours de papa. Il y a un bon potentiel, on est confiant et on espère quelque chose de fort. Il est en effet amusant de voir le jeune père galérer tout en y mettant de la bonne volonté. On ne tombe pas dans l’humour bête et méchant, c’est juste une réalité sympathique. On regrette juste que le côté deuil ne soit pas davantage exploité ainsi que les regrets.
Puis au bout d’un tiers du scénario, on fait un bond dans le temps dans les années suivantes et on retombe juste dans du très classique avec la nouvelle rencontre, la nouvelle romance et on a juste l’impression que le concept initial est vite oublié. Néanmoins, ce n’est pas non plus mauvais, l’ambiance reste légère avec ses quelques péripéties d’un père qui tente de se reconstruire. Juste que plus d’approfondissement dans l’ensemble n’aurait pas été de refus.
Kevin Hart livre une belle prestation car ça respire la sincérité à tout point de vue. On s’attache immédiatement à lui d’abord par compassion car il doit gérer la perte de sa femme tout en devant s’occuper d’un bébé, il se retrouve « seul » face à toute cette situation. On voit qu’il veut faire de son mieux, qu’il se bat énormément, qu’il doute et qu’il apprend comme il peut. Il doit aussi à côté continuer à travailler mais le fait d’être père célibataire va compliquer la situation. Il doit faire des choix de vie. Maddy est une petite fille tout ce qu’il y a de plus classique et elle en fait voir de toutes les couleurs à son père.
Quant à Swan, c’est celle qui va bouleverser leur quotidien. On pensait que ce serait le signe du renouveau mais son rôle est finalement bien construit. Les grands-parents sont aussi utiles entre ceux qui sont tout adorable et la mère de la défunte épouse qui veut profiter de sa petite-fille et qui va osciller entre un peu méchante pour gérer son propre deuil et mamie poule. Mais elle a aussi une forme de rancœur envers son gendre et ça créer des complications.
Il y avait également une très bonne mise en scène sur le début du film où on va alterner entre plusieurs temporalités mais l’idée sera vite remise au placard pour retomber dans une mise en scène bien plus simple. Il n’y a donc rien de bien notable à souligner, ça fait le travail mais sans grandes audaces. Peut-être qu’il aurait pu y avoir plus de folie à continuer à jouer sur les temporalités entre la vie de couple et la vie de parent célibataire. La bande originale est aussi très sobre et trop passe-partout.
Un papa hors pair est assez touchant d’un jeune père qui doit surmonter le deuil de sa femme mais qui aurait mérité d’aller encore plus loin vu son potentiel.







