Vanilla Sky.

Réalisation : Cameron Crowe.
Scénario : Cameron Crowe.
Production : Tom Cruise, Paula Wagner et Cameron Crowe.
Musique : Nancy Wilson.
Société de production : Paramount Pictures, Cruise/Wagner Productions, Vinyl Films, Sogecine, Summit Entertainment et Artisan Entertainment.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 14 décembre 2001.
Date de sortie française : 23 janvier 2002.
Titre original : Vanilla Sky.
Durée : 2h16.
Budget : 68 millions de dollars.
Box-office mondial : 203,4 millions de dollars.
Box-office USA : 100,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 175 666 entrées.
Résumé.
David est un éditeur à succès et séducteur. Il drague Sofia tout en profitant de Julie qui est obsédée par lui. Suite à un accident de voiture, David se trouve défiguré et sa vie va complètement changer.
Casting.
David Aames : Tom Cruise (VF : Yvan Attal).
Sofia Serrano : Penélope Cruz (VF : Léonor Canales).
Julianna « Julie » Gianni : Cameron Diaz (VF : Barbara Tissier).
Curtis McCabe : Kurt Russell (VF : Philippe Vincent).
Brian Shelby : Jason Lee (VF : David Krüger).
Edmund Ventura : Noah Taylor (VF : Fabien Briche).
Thomas Tipp : Timothy Spall (VF : José Luccioni).
Rebecca Dearborn : Tilda Swinton (VF : Laurence Bréheret).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Vanilla Sky est un remake du film espagnol Ouvre les yeux (1997). Penélope Cruz incarne le même rôle dans les deux métrages.
Kate Hudson et Maggie Gyllenhaal ont été envisagées pour le rôle de Julie Gianni ; Michael Keaton, Harrison Ford et Alec Baldwin pour celui de Curtis McCabe.
La scène avec Tom Cruise seul sur Time Square a été tournée grâce à une autorisation d’interdire la zone au public le temps du tournage.
Le tournage s’est déroulé du 6 novembre 2000 au 19 mars 2001 à New York.
Notre critique de Vanilla Sky.
Un film qui semble offrir une histoire bien captivante sur la perception de la réalité.
On a effectivement droit à un scénario en trois actes. Le premier pose les bases, les débuts d’intrigue et les romances. On semble partir sur quelque chose de classique qui fait la part belle à la séduction, à la manipulation et à l’obsession. Puis le second acte va nous montrer le poids du regard des autres, les regrets, la peur de se montrer, le besoin de se reconstruire et la force de l’amour. C’est prenant et on se demande jusqu’où ça va aller.
Enfin, le troisième acte retourne davantage le cerveau. On se demande ce qui est vrai de ce qui est faux, de la réalité ou du fantasme, de la confusion ou de la vérité. On est complètement confus, c’est parfaitement bien écrit car on sombre dans une forme de folie. C’est la partie la plus excellente du métrage car on a hâte de découvrir la vérité et de remettre toutes les pièces du puzzle à la bonne place. On pourrait sans doute regretter une fin qui part plus vers la science-fiction alors que ça aurait été encore plus fort de rester dans le pur concret.
David est un coureur de jupon qui va prendre du plaisir avec Julie mais sans vouloir s’engager, jusqu’à ce qu’il rencontre Sofia dont il tombe amoureux. Après son accident, sa vie se métamorphose. De séducteur il devient honteux de son niveau visage, cherchant à se reconstruire moralement mais aussi physiquement. Son traumatisme l’a affecté psychologiquement et comme le film se fait à travers sa perception, on est encore plus proche de lui.
Le fait qu’il porte un masque permet aussi d’être le symbole de sa honte des événements. Tom Cruise livre une très belle prestation tant son personnage évolue à plusieurs reprises. Julie est amoureuse de David et ça vire à une forme d’obsession à cause de sa possessivité. Plus on avance dans l’histoire, plus on se demande si elle est si instable qu’elle ne le fait croire. Quant à Sofia, elle est quelqu’un de posée, de compréhensive, à l’écoute… Elle est d’un grand soutien pour David à travers les différentes épreuves.
Le scénario cherche à nous duper et la réalisation va en ce sens. Si les deux premiers actes sont assez classique dans la mise en scène, la troisième partie participe grandement au chaos intellectuel. Tout s’embrouille, on passe d’une temporalité à une autre, afin de refléter le délire de David qui ne sait plus ce qui est le rêve ou la réalité, ses souvenirs étant troublés. C’est magistralement bien réalisé. On alterne aussi avec la temporalité du psychiatre avec David racontant son histoire. On ne voit clairement pas les deux heures défiler.
Vanilla Sky démarre doucement avant de s’envoler dans les méandres de la confusion de la réalité. Un superbe film.






