Wolf Man.
Réalisation : Leigh Whannell.
Scénario : Leigh Whannell, Corbett Tuck, Lauren Schuker Blum et Rebecca Angelo.
Production : Jason Blum.
Musique : Benjamin Wallfisch.
Société de production : Blumhouse Productions, Ground Control, Motel Movies, Universal Pictures et Waypoint Entertainment.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 17 janvier 2025.
Date de sortie française : 15 janvier 2025.
Titre original : Wolf Man.
Durée : 1h43.
Budget : 25 millions de dollars.
Box-office mondial : 34,2 millions de dollars.
Box-office USA : 20,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 137 742 entrées.
Résumé de Wolf Man.
Blake, sa femme Charlotte et sa fille Ginger se rendent dans leur nouvelle maison dans l’Oregon. Sur la route, Black est attaqué par une créature. S’enfermant dans leur demeure, Blake se met à changer de comportement et même à se transformer la nuit tombée.
Casting de Wolf Man.
Blake : Christopher Abbott (VF : Damien Ferrette).
Charlotte : Julia Garner (VF : Camille Donda).
Ginger : Matilda Firth (VF : Coralie Thuilier).
Grady Lovell : Sam Jaeger (VF : Jochen Hägele).
Derek Kiel : Benedict Hardie (VF : Cédric Dumond).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2020 avec Ryan Gosling dans le rôle principal avant qu’il ne quitte le projet.
Le loup-garou est fait avec un acteur en costume et maquillé, le réalisateur ne souhaitant pas avoir recours aux effets numériques.
Le film devait initialement sortir le 25 octobre 2024.
Le tournage s’est déroulé en Nouvelle-Zélande.
Notre critique de Wolf Man.
On en oublie parfois qu’au cinéma, l’horreur n’est pas que tueurs, fantômes et vampires.
Le loup-garou a du mal à conquérir pleinement son public mais il est toujours bon de voir une production s’attaquer à cette créature célèbre. Le tout est de proposer un scénario intense… ce qui n’est pas le cas ici. C’est vraiment très soporifique. Toute l’intrigue tourne autour de la métamorphose qui prend énormément de temps et il faut attendre les vingt dernières minutes pour découvrir enfin le loup-garou en action.
C’est donc l’arrière-plan de l’intrigue qui est plus intéressante avec un père qui se rend compte de ce qui se passe et qui va essayer de lutter contre sa transformation, porté par l’amour de sa famille. On a donc droit qu’à très peu de scènes touchantes et si vous comptiez sursauter, c’est vraiment raté pour la facette angoissante tant c’est du recyclage habituel. Avec le recul, on se dit surtout que ce film est fortement inspiré de La mouche (1986) mais avec un loup-garou à la place… et la qualité en moins.
On va donc suivre la petite famille tout ce qu’il y a de plus classique avec bien évidemment de légères tensions dans le couple vite expédiées pour passer à autre chose. Ils n’ont cependant pas grand développement. La petite fille est apeurée (logique) mais a encore beaucoup d’amour pour son père car elle cherche à voir à travers lui pour l’atteindre. La mère voit son mari décliner et elle comprend qu’il devient une menace, devant alors protéger sa fille. Quant au père, il est intéressant d’avoir essayer de lui donner une part d’humanité grandissante en même temps que sa métamorphose, prenant conscience qu’il va devenir trop dangereux mais qui va tout faire pour mettre en sécurité les siens.
Leigh Whannell occupe à nouveau le poste de réalisateur dans un genre qu’il connait bien. Néanmoins, il a du mal à vraiment proposer quelque chose de différent. Tournage nocturne, fausse tension, éclairage qui se coupe… tous les codes de l’horreur sont là sans grande saveur. En revanche, on apprécie beaucoup son concept de mouvement de caméra qui va nous faire passer du monde « humain » à celui du « loup-garou », montrant comment chacun voit et entend. La version lycanthrope se veut plus bleutée avec des sons exacerbés là où celui de sa famille se veut plus « chaleureux » et distinct auditivement. Pour la bande originale, rien de bien exceptionnel et elle nous propose du très classique.
Wolf man tente de remettre en avant le loup-garou au cinéma mais a une histoire trop ennuyeuse et un visuel trop classique pour se démarquer. Pas de quoi hurler de joie.







