Amadeus.

Réalisation : Miloš Forman.
Scénario : Peter Shaffer.
Production : Saul Zaentz.
Musique : Wolfgang Amadeus Mozart et Antonio Salieri.
Société de production : The Saul Zaentz Company et AMLF.
Distributeur : Orion Pictures.
Première mondiale : 6 septembre 1984.
Date de sortie USA : 19 septembre 1984.
Date de sortie française : 31 octobre 1984.
Titre original : Amadeus.
Durée : 2h33 (3h en version longue).
Budget : 18 millions de dollars.
Box-office mondial : 90 millions de dollars.
Box-office USA : 51,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 4 585 292 entrées.
Résumé.
Compositeur attitré de la royauté viennoise, Salieri narre son histoire où il a essayé d’évincer un jeune compositeur talentueux qui devient de plus en plus célèbre : Amadeus Mozart.
Casting.
Antonio Salieri : F. Murray Abraham (VF : Jean Topart / Pierre Dourlens (2002)).
Wolfgang Amadeus Mozart : Tom Hulce (VF : Luq Hamet).
Joseph II : Jeffrey Jones (VF : Claude Giraud).
Constanze Mozart : Elizabeth Berridge (VF : Maïk Darah / Agathe Schumacher (2002)).
Emanuel Schikaneder : Simon Callow (VF : Patrick Poivey / Constantin Pappas (2002)).
Leopold Mozart : Roy Dotrice (VF : Jean Berger / Alain Doutey (2002)).
Katharina Cavalieri : Christine Ebersole (VF : Évelyn Séléna / Mélody Dubos (2002)).
Francesco Orsini von Rosenberg : Charles Kay (VF : Bernard Dhéran / Jean-Luc Kayser (2002)).
Hieronymus von Colloredo : Nicholas Kepros (VF : Jean Michaud / Frédéric Cerdal (2002)).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Amadeus est l’adaptation de la pièce de théâtre de Peter Shaffer joué en 1979. Elle s’inspire librement de la vie d’Amadeus Mozart.
Le réalisateur décide d’adapter la pièce de théâtre quand il l’a vu.
Tim Curry, Kenneth Branagh, Mel Gibson et Mark Hamill ont été envisagés pour le rôle de Mozart.

Tom Hulce a pris des cours de musique pour apprendre à jouer du piano à raison de six heures par jour durant six mois.
F. Murray Abraham avait besoin de 4h30 de maquillage afin d’incarner son rôle âgé et ce durant les trois semaines de tournage concernant ses séquences.
Le rire particulier de Mozart trouve sa source dans certains écrits d’époque.
Le tournage s’est déroulé du 31 janvier au 20 juillet 1983 en République Tchèque.
Notre critique de Amadeus.
Un biopic sur un compositeur très célèbre, c’est une gage de réussite.


Élément intéressant, le fait que l’histoire soit vu à travers son principal concurrent. De ce fait, on peut y voir une version biaisée car le scénario ne va pas s’atteler à montrer tout le parcours d’Amadeus car on démarre alors qu’il est déjà au sommet de sa popularité. En effet, c’est cette rivalité entre deux compositeurs qui va planter le décor et offrir plusieurs péripéties. Pour autant, l’histoire est presque captivante pour profiter de chaque instant. Mais justement, c’est « presque ». On regrette que tout va assez vite sans qu’on approfondisse les événements marquants du prodige. Le film manque ainsi d’émotions et s’essouffle particulièrement dans la dernière heure du film. Alors qu’on va découvrir la « déchéance » personnelle, on va enchaîner les opéras pour meubler. Les enjeux sont manquants pour clairement être informatif.
Mais surtout, c’est sur l’image qui est proposée d’Amadeus. Il semble être simplet, grand gamin, limite comique dans sa façon d’être. Il est talentueux mais on ne verra pas forcément ses inspirations ni son esprit créatif. Il a une idée, on voit directement le résultat et on ne découvre pas ainsi le travail de compositeur. Le génie est présent mais il est derrière cette façade d’homme tellement passionné qu’il passe presque pour un fou, sombrant petit à petit dans l’alcool. C’est donc plus le concurrent, Salieri, qui vaut le détour. Compositeur de la cour, il voit d’un mauvais œil l’ascension de Mozart et il veut le faire échouer. Mais c’est une rivalité curieuse car il reconnait à plusieurs reprises le talent d’Amadeus, qu’il est le meilleur et il va alterner entre lui mettre des bâtons dans les roues mais aussi le soutenir quand il faut. Les deux autres grands rôles sont l’Empereur qui va changer sa vision de l’art (dommage qu’il disparaisse à un moment de l’intrigue) ainsi que Constanze qui aime son mari et l’encourage vivement jusqu’à ce qu’elle ne supporte plus vraiment cette relation négligée.


Comme tout film d’époque, les attentes sont grandes pour nous immerger. Grosses félicitations pour les décors et les costumes, ainsi que tous les artistes et techniciens des opéras ou autres séquences musicales. Car oui, pour un film sur un compositeur, vous ne serez pas déçus tant les musiques de Mozart sont fortement présentes pour en profiter pleinement. On y voit ainsi un panel de son répertoire pour tout découvrir quand on est novice. La réalisation ne décroche jamais avec un rythme qui ne veut pas faiblir, reflétant le dynamisme des partitions. La technique prend donc une part importante pour un tel métrage et c’est ce qui lui permet de ne pas finir dans l’oubli.
Amadeus est un biopic intéressant pour les oreilles et son approche de lecture même si on aurait aimé explorer davantage le parcours de Mozart.

