Ben-Hur (2016).
Réalisation : Timour Bekmambetov.
Scénario : Keith R. Clarke et John Ridley.
Production : Mark Burnett, Sean Daniel, Duncan Henderson et Joni Levin.
Musique : Marco Beltrami.
Société de production : Paramount Pictures, Metro-Goldwyn-Mayer et LightWorkers Media.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 12 août 2016.
Date de sortie française : 7 septembre 2016.
Titre original : Ben-Hur.
Durée : 2h03.
Budget : 100 millions de dollars.
Box-office mondial : 94 millions de dollars.
Box-office USA : 26,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 420 352 entrées.
Résumé.
Accusé à tort par Messala, officier romain et frère adoptif, Judah Ben-Hur est séparé de sa famille et réduit à l’esclavage. Des années plus tard, ayant réussi à s’enfuir, Judah revient pour se venger.
Achats.

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Casting.
Judah Ben-Hur : Jack Huston (VF : Julien Allouf).
Messala : Toby Kebbell (VF : Thibaut Lacour).
Esther : Nazanin Boniadi (VF : Ingrid Donnadieu).
Cheik llderim : Morgan Freeman (VF : Benoît Allemane).
Tirzah : Sofia Black D’Elia (VF : Lisa Caruso).
Jésus-Christ : Rodrigo Santoro (VF : Benjamin Penamaria).
Naomi : Ayelet Zurer (VF : Juliette Degenne).
Simonides : Haluk Bilginer (VF : Jean-Marie Moncelet).
Dismas : Moisés Arias (VF : Hervé Grull).
Ponce Pilate : Pilou Asbæk (VF : Julien Sibre).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Ben-Hur (2016) est l’adaptation du roman Ben-Hur : A Tale of the Christ de Lewis Wallace publié en 1880. C’est aussi le remake du film Ben-Hur de 1959.
Tom Hiddleston a été envisagé pour le rôle de Judah Ben-Hur ; Gal Gadot et Sofia Boutella pour celui d’Esther ; Pedro Pascal pour celui de Ponce Pilate.
86 chevaux ont été utilisés pour la course de chars.
Le film devait initialement sortir le 26 février 2016.
Le tournage s’est déroulé en Italie.
Notre critique de Ben-Hur (2016).
Un péplum et remake d’un film qui a marqué le cinéma, c’est osé mais ça peut être bon.
Mais ça peut aussi ne pas l’être totalement. Si le scénario n’est pas foncièrement mauvais, il a pourtant du mal à être pleinement captivant. La première moitié traîne beaucoup en longueur pour poser les bases et il est dommage que le contexte politique de l’époque ne soit pas davantage exploité. Entre la domination romaine, l’esclavage, l’ascension d’un charpentier… il y avait pourtant de quoi faire. La seconde moitié de l’histoire est donc basée sur la vengeance, l’entraînement jusqu’à la fameuse course de chars. On regrette que l’intrigue n’arrive pas à procurer de l’émotion tant tout est trop plat. Il n’y a pas non plus de messages véhiculés car ça se résume à la vengeance et à essayer de pardonner.
Le casting ne brille pas trop non plus, se contenant du minimum et n’arrivant pas à avoir suffisamment de charisme. Judah est un prince qui va tout perdre, connaître l’esclavage et va vouloir remonter la pente. S’il a une force de détermination impressionnante et une rage aussi bien de vivre que de se venger, on n’arrive pourtant pas à s’attacher suffisamment à lui. C’est l’image classique du héros.
Et qui dit héros dit méchant. Messala est un officier romain qui en oublie ses origines et sa famille pour sa quête du pouvoir. Il veut dominer et on sent mal son côté tiraillé entre son passé et son avenir. C’est trop cliché là aussi. Esther a un rôle plus intéressant mais sous-exploitée, se trouvant coincée entre deux mondes et une envie d’un avenir meilleur, en particulier en écoutant un charpentier (et oui, Jésus est présent). Enfin, on retient aussi Ilderim, l’entraîneur qui a une bonne connaissance de ce sport et des rouages des romains.
Un péplum tourné de nos jours, on craint le blockbuster qui en fait trop. Par chance, c’est plutôt bien géré et on reste dans quelque chose de sérieux (pas d’humour, pas de folie grotesque). On garde en mémoire surtout deux séquences impressionnantes. La première est la bataille navale vécue de l’intérieur, intense et douloureuse. Puis la seconde, bien sûr, la course de chars. Elle est dynamique, brutale et montre toute la dangerosité de ce loisir. Les décors sont concrets, ça renforce l’immersion et les trucages numériques sont convaincants. On est vraiment en plein dedans avec une certaine violence. Enfin, la bande originale est assez bonne même si elle ne livre pas de musiques percutantes.
Ben-Hur (2016) permet de passer le temps sans pour autant marquer les mémoires. Une histoire peu profonde gâche le tout.







