Cliffhanger : traque au sommet.

Réalisation : Renny Harlin.
Scénario : Michael France et Sylvester Stallone.
Production : Renny Harlin, Gene Patrick Hines, Alan Marshall, David Rotman et James R. Zatolokin.
Musique : Trevor Jones.
Société de production : Carolco Pictures, Canal+, Pioneer, RCS Video et Cliffhanger Productions.
Distributeur : TriStar Pictures.
Date de sortie USA : 28 mai 1993.
Date de sortie française : 6 octobre 1993.
Titre original : Cliffhanger.
Durée : 1h53.
Budget : 70 millions de dollars.
Box-office mondial : 84 millions de dollars.
Box-office USA : 255 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 653 464 entrées.
Résumé.
Des braqueurs font un casse dans un avion en plein vol mais les valises de billets tombent en pleine montagne. Ils comptent sur des secouristes pour les retrouver.
Casting.
Gabriel « Gabe » Walker : Sylvester Stallone (VF : Alain Dorval).
Eric Qualen : John Lithgow (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Hal Tucker : Michael Rooker (VF : Patrick Floersheim).
Jessie Deighan : Janine Turner (VF : Virginie Méry).
Richard Travers : Rex Linn (VF : Mario Santini).
Kristel : Caroline Goodall (VF : Frédérique Cantrel).
Kynette : Leon Robinson (VF : Bruno Dubernat).
Delmar : Craig Fairbrass (VF : Patrick Messe).
Ryan : Gregory Scott Cummins (VF : Patrick Poivey).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
David Bowie et Christopher Walken ont été envisagés pour le rôle d’Eric Qualen.
Sylvester Stallone a choisi de faire ce film afin de vaincre sa peur du vide.
Le film détient le record de la cascade aérienne la plus coûteuse. Simon Crane a reçu un salaire d’un million de dollars pour son transfert entre deux avions en plein vol.

Le film est dédié à Wolfgang Güllich qui a doublé Sylvester Stallone dans les scènes d’escalade. Il est mort après la fin du tournage dans un accident de la route.
Le tournage s’est déroulé du 11 avril au 19 août 1992 en Italie et Colorado.
Notre critique de Cliffhanger : traque au sommet.
Est-ce que l’escalade va nous emmener jusqu’à des sommets du cinéma ?


Si vous considérez qu’un sommet est à quelques centimètres du sol, effectivement. On est clairement dans un scénario de film d’action assez ridicule dans son développement. On se doutait qu’on n’aurait pas de la haute qualité mais pas à ce point non plus. C’est juste un enchaînement de séquences bourrines ou de fausse tension sans aucune péripétie prenante. Les enjeux sont tellement grotesques mais il y a surtout beaucoup trop d’incohérence dans ce film.
Même sans être un spécialiste de l’escalade, on voit bien que ce n’est pas crédible. Qui plus est, on se retrouve avec des dialogues écrits sans aucune recherche. On ajoute également des intrigues secondaires sans intérêt qui tentent de donner de l’émotion mais c’est tellement mal géré que ça prête à rire.
Stallone reprend son rôle d’action mais il fait du déjà-vu. Il a tout du cliché du héros des années 90. Musclé, qui veut sauver tout le monde, traumatisé par un accident du passé dont il ne se pardonne pas, capable de se sortir de toutes les situations… Rien qui permette de vraiment s’attacher à lui. Son équipier sur le terrain ne sert qu’à être grognon et il est revanchard envers Gabe. Un duo qui se déteste mais qui va devoir s’entraider.
Jessie est aussi dans le sauvetage et se veut un peu plus intéressante avec sa personnalité plus convaincante. Elle apporte toujours plus que les méchants de l’histoire. Qualen est la caricature du vilain qui se veut violent et imperturbable. Ses hommes de main sont encore plus stupides.


Avec un film se déroulant en pleine montagne, on était en droit d’en prendre plein les yeux. Si on a les yeux bandés, ça passe sans doute mieux. Dommage de ne pas avoir exploiter à fond les dangers de la nature pour ajouter de la tension à une réalisation qui peine à en donner. Par chance, la réalisation n’est pas mauvaise mais elle n’a rien d’extraordinaire. Il est là aussi dommage que nous alternons entre décors naturels et artificiels car ces derniers font très faux. Le fait également d’utiliser des doublures pour les séquences dangereuses est logique mais ça reste bien trop visible.
On note aussi une violence très présente sans aucune crédibilité avec tout ce sang exagéré. Déception aussi avec une bande originale sans saveur qui repompe même le thème principal de Le dernier des Mohicans (Trevor Jones ayant travaillé dessus).
Cliffhanger : traque au sommet nous donne un ressenti glacial dans un film d’action très cliché, marquant la marque de fabrique des années 1990.

