Obsession.
Réalisation : Curry Barker.
Scénario : Curry Barker.
Production : James Harris, Haley Nicole Johnson, Christian Mercuri et Roman Viaris.
Musique : Rock Burwell.
Société de production : Capstone Pictures, Blumhouse Productions, Tea Shop Productions et Under the Shell.
Distributeur : Focus Features.
Date de sortie USA : 15 mai 2026.
Date de sortie française : 13 mai 2026.
Titre original : Obsession.
Durée : 1h48.
Budget : 1 million de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Bear est amoureux de Nikki mais il n’arrive pas à lui dire. Il achète un vieil artefact magique et fait le voeu qu’elle tombe amoureuse de lui. Nikki éprouve des sentiments qui vont grandir jusqu’à l’obsession.
Casting.
Bear Bailey : Michael Johnston (VF : Loïc Mobihan).
Nikki : Inde Navarrette (VF : Laure Filiu).
Ian Freeman : Cooper Tomlinson (VF : Clément Moreau).
Sarah Harper : Megan Lawless (VF : Charlotte d’Ardalhon).
Carter Harper : Andy Richter (VF : Guillaume Bourboulon).
Harry : Darin Cooper (VF : Guillaume Lebon).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2024.
Le tournage s’est déroulé en Californie.
Notre critique de Obsession.
Un film d’horreur qui semble offrir quelque chose de nouveau, ça intrigue.
En effet, à l’heure des possessions, surnaturels, slasher, gore… il est parfois bon de retrouver un peu d’originalité et ici ça va se concentrer sur l’amour. Certes, la base est fantastique avec ce souhait qui va s’exaucer mais d’une drôle de manière. D’un désir ça va devenir un amour concret mais plus le temps passe et plus ça va devenir toxique. Mais pas du toxique comme on l’entend car là c’est glauque et on sait que ce n’est pas « naturel ». Cette relation est de plus en plus angoissante mais étrangement, ça ne nous aura pas pleinement captivé.
On a la sensation de tourner en rond où ce n’est qu’un enchaînement de séquences parfois dérangeantes mais sans faire avancer quoi que ce soit. Au lieu de chercher l’origine du mal, de trouver une solution, de s’extirper de cette situation, il n’y a rien. C’est même de plus en plus malsain allant vers de la violence brutale sans réelle raison.
Les deux tourtereaux livrent de belles prestations. Bear est quelqu’un de timide, n’arrivant pas à s’exprimer et à dire ce qu’il ressent. Il tente un pari fou avec un artefact et ce qui va être un amour qu’il désirait tant va vite le faire vriller. Il se rend compte qu’il a créé un monstre et qu’il s’est enfermé lui-même dans une prison avec de gros dangers. Il prend peur, craque souvent et n’est justement pas l’image du super-héros de film d’horreur. Dommage néanmoins de ne pas avoir creuser davantage que la base de son couple est mensonger et que ce n’est pas un véritable amour.
Nikki est une femme douce et fun qui va offrir des facettes de plus en plus inquiétantes. Elle va dans l’amour fou, la possessivité, l’obsession, la folie, la colère, la pulsion meurtrière… et par moment elle a un moment de lucidité mais c’est trop passager pour que ça apporte une dualité intérieure. Les deux amis servent de soutien mais sans vraiment bousculer le scénario.
Si on souligne une réalisation propre, elle n’est pas des plus extraordinaires malgré les enjeux. C’est trop simple dans la mise en scène même dans les séquences plus « folles ». La violence est soudaine et c’est comme si tout était misé dessus pour marquer les esprits afin de choquer. Certes, ça fait son effet mais le film aurait pu apporter bien plus. Même la bande originale manque d’immersion pour renforcer le malaise.
Obsession avait une idée intéressante et même si on salue son approche différente et son casting, le résultat est juste correct.







