Bird Box.
Réalisation : Susanne Bier.
Scénario : Eric Heisserer.
Production : Dylan Clark, Chris Morgan et Clayton Townsend.
Musique : Trent Reznor et Atticus Ross.
Société de production : Netflix, Chris Morgan Productions, Dylan Clark Productions et Bluegrass Films.
Distributeur : Netflix.
Date de sortie USA : 21 décembre 2018.
Date de sortie française : 21 décembre 2018.
Titre original : Bird Box.
Durée : 2h05.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Cela fait cinq ans qu’une mystérieuse présence pousse les gens au suicide s’ils la voient. Malorie et ses deux enfants tentent de lui échapper en devant se bander les yeux.
Casting.
Malorie Hayes : Sandra Bullock (VF : Françoise Cadol).
Tom : Trevante Rhodes (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Douglas : John Malkovich (VF : Edgar Givry).
Olympia : Danielle Macdonald (VF : Diane Kristanek).
Cheryl : Jacki Weaver (VF : Sylvie Genty).
Lucy : Rosa Salazar (VF : Laura-Anne Sagat).
Felix : Colson Baker (VF : François Santucci).
Charlie : Lil Rel Howery (VF : Alex Fondja).
Greg : B. D. Wong (VF : Xavier Fagnon).
Gary : Tom Hollander (VF : Julien Sibre).
Jessica Hayes : Sarah Paulson (VF : Barbara Tissier).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Bird Box est l’adaptation du roman du même nom de Josh Malerman publié en 2014.
Les droits d’adaptation du roman ont été achetés en 2013 avant même sa parution.
Le tournage s’est déroulé du 30 octobre 2017 au 21 février 2018 en Californie.
Notre critique de Bird Box.
Un concept original de placer de l’horreur dans un monde où il faut garder les yeux fermés pour survivre.
On est face à un scénario qui va livrer deux intrigues dans des temporalités différentes. La première qui a lieu dans le présent qui montre l’héroïne faire un long périple avec les deux enfants. Ce n’est pas très palpitant et il est dommage que ça ne soit pas plus exploité tant le potentiel d’angoisse était présent de errer en pleine nature sans rien voir pour trouver un lieu de répit. Puis la seconde intrigue est un flash-back extrêmement long qui va montrer l’arrivée de la présence puis un groupe de survivants isolé dans une maison.
C’est ici plus mouvementé et intéressant. Pour autant, l’histoire a du mal à décoller. Si ça débute effectivement comme un moyen de survivre sans comprendre ce qui se passe, ça va virer un peu vers le n’importe quoi. Non pas de façon bête mais qu’une longue séquence se veut inutile et plombe le scénario. On se demande aussi comment le film peut se finir car on n’a pas vraiment de vision ni d’hypothèse.
Malorie va offrir deux facettes de son personnage. Celle dans le présent qui se veut autoritaire, très sèche envers les enfants mais on comprend qu’elle veut leur bien et qu’il faut qu’ils obéissent. Elle n’est pas tendre avec eux mais elle doit les protéger sans rien voir des menaces extérieures. Puis celle du passé, plus posée et qui va progressivement s’endurcir et se préparer à sa nouvelle situation. Les autres membres du groupe sont bien trop nombreux et la plupart ne servent à rien.
On a d’un côté l’ancien militaire qui sait gérer les crises, l’alcoolique râleur qui ne fait confiance à personne, la jeune policière rebelle, la femme enceinte… On a de tout comme personnalité. On regrette que les enfants ne soient pas plus mis en avant pour montrer comment ils vivent dans un monde totalement différent.
On avoue qu’on s’attendait à mieux côté réalisation. Elle fait le travail certes mais vu que la menace est dangereuse que quand on la voit, il aurait été judicieux de plus souvent nous plonger dans le noir et de mettre en avant le travail sonore. De cette façon, on aurait été bien plus dans la peau des personnages qui misent sur l’ouïe pour survivre.
Vu que l’histoire se déroule en bonne partie dans une maison, elle se veut très grande pour les besoins du scénario mais ça reste trop facile. Il est dommage aussi que le saut dans le temps qui va les montrer dans une autre façon de survivre soit si brutale. Enfin, les musiques sont correctes mais pas assez angoissantes.
Bird Box avait une excellente idée de base mais qui finit par se perdre en allant trop loin et en exploitant pas suffisamment son concept.







