Rocky 5.
Réalisation : John G. Avildsen.
Scénario : Sylvester Stallone.
Production : Irwin Winkler et Robert Chartoff.
Musique : Bill Conti.
Société de production : United Artists, Chartoff-Winkler Productions et Star Partners III Ltd..
Distributeur : United Artists.
Date de sortie USA : 16 novembre 1990.
Date de sortie française : 19 décembre 1990.
Titre original : Rocky V.
Durée : 1h44.
Budget : 42 millions de dollars.
Box-office mondial : 119,9 millions de dollars.
Box-office USA : 40,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 352 214 entrées.
Résumé.
Après des blessures, Rocky Balboa va devenir manager de Tommy Gunn, un boxeur prometteur mais trop impulsif. Il va devoir aussi son propre fils qui s’éloigne de lui.
Achats.

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Casting de Rocky 5.
Robert « Rocky » Balboa, Sr. : Sylvester Stallone (VF : Alain Dorval).
Adrian Balboa : Talia Shire (VF : Françoise Dorner).
Paulie Pennino : Burt Young (VF : Serge Sauvion).
George Washington Duke : Richard Gant (VF : Patrick Floersheim).
Tommy « La Mitraille » Gunn : Tommy Morrison (VF : Franck Capillery).
Robert « Rocky » Balboa, Jr. : Sage Stallone (VF : David Lesser).
Mickey Goldmill : Burgess Meredith (VF : Maurice Chevit).
Tony « Duke » Evers : Tony Burton (VF : Michel Vocoret).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Rocky 5 est la suite de Rocky, Rocky II : la revanche, Rocky III : l’œil du tigre et Rocky IV.
Sylvester Stallone a réalisé la fin du film (bien que pas crédité) car le réalisateur ne souhaitait pas mettre à mort Rocky Balboa succombant à ses blessures comme l’ont demandé les producteurs. Le dernier acte du scénario fut réécrit par Stallone.

Le tournage s’est déroulé du 15 janvier au 26 février 1990 en Pennsylvanie et Californie.
Notre critique de Rocky 5.
Encore un opus à la saga, ne serait-il pas temps d’apprendre à s’arrêter ?
Le début du scénario semblait justement contredire cette question en abordant de bons sujets. Tout d’abord celui des conséquences de la boxe sur la santé avec les traumatismes au cerveau. Malheureusement, ce n’est pas suffisamment abordé. Puis celui de la perte de la réussite et de tout ce qu’on a, devant repartir à zéro. Là, c’est davantage exploité et ça montre aussi comment un moral peut s’effondrer vite. On va donc revenir plus à l’origine de la franchise avec plus de vie personnelle et moins de boxe.
Certes, ce sport sera évidemment présent mais il est bien plus intéressant de voir ce qui arrive autour au bout de plusieurs années de carrière. Il y a également aussi la vie familiale, en particulier la relation entre un père et son fils qui va s’effriter et qu’il faut reconstruire. C’est touchant et ça fait du bien de retrouver du sérieux de ce genre.
Rocky va devoir apprendre à s’éloigner des rings pour sa santé. Cela va le perturber car il ne se reconnait plus. C’est en devenant manager qu’il va retrouver goût à la vie mais son obsession pour ce sport va en contrepartie lui coûter sa famille. Il n’arrive plus à tout équilibrer et ça le rend plus attachant. On sent vraiment l’homme perdu qui tente de s’en sortir mais qui s’y prend mal. Le fait de le voir père lui donne aussi une profondeur supplémentaire où il doit penser aussi à lui plus qu’à la boxe.
Adrian regagne aussi en intérêt dans la saga tant elle a peur pour son époux et elle va tenter de le raisonner à plusieurs reprises. Si Paulie ne sert toujours pas à grand chose, c’est le Rocky Junior qui est plus intéressant. L’enfant veut être vu par son père mais il n’y parvient pas, commençant à grandir dans son coin et se sentant mal intérieurement. Quant au nouveau boxeur, c’est une force brute qui a du mal à se canaliser et qui se veut un peu trop prétentieux. Ce qui est intéressant est que Rocky se projette en lui pour être ce qu’il ne peut plus être.
Rien de bien spécifique sur la réalisation qui mise sur la simplicité. Dans un sens, c’est plutôt pratique car ça met bien plus en avant la qualité du scénario. On retourne aussi un peu sur les débuts avec la salle d’entraînement d’origine de Rocky ainsi que le fameux escalier. Le rythme du film est vraiment bon, ne tombant pas trop dans la lenteur et permettant de mieux apprécier les émotions. Quant au combat final, comme bien souvent il se veut dynamique et va surtout surprendre dans sa configuration, cassant les codes de la saga. Enfin, on regrette la bande originale bien différente, s’orientant davantage sur le rap mais sans que ça donne un côté suffisamment sportif.
Rocky 5 relève la barre du précédent film et propose de bons sujets sur ce qui peut être une fin de carrière.






