Sicario.
Réalisation : Denis Villeneuve.
Scénario : Taylor Sheridan.
Production : Basil Iwanyk, Thad Luckinbill, Trent Luckinbill et Molly Smith.
Musique : Jóhann Jóhannsson.
Société de production : Lionsgate, Black Label Media, Thunder Road Pictures, Emperor Motion Pictures et Redrum.
Distributeur : Lionsgate.
Première mondiale : 19 mai 2015 (Cannes).
Date de sortie USA : 18 septembre 2015.
Date de sortie française : 7 octobre 2015.
Titre original : Sicario.
Durée : 2h02.
Budget : 30 millions de dollars.
Box-office mondial : 85 millions de dollars.
Box-office USA : 46,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 443 157 entrées.
Résumé.
Kate, agent du FBI, est engagée dans un groupe d’intervention d’élite pour lutter contre le trafic de drogues entre les États-Unis et le Mexique. La mission est de trouver la tête d’un cartel mais les méthodes employées la déstabilise.
Achats.

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Casting.
Kate Macer : Emily Blunt (VF : Élisabeth Ventura).
Alejandro Gillick : Benicio del Toro (VF : Bernard Gabay).
Matt Graver : Josh Brolin (VF : Philippe Vincent).
Dave Jenning : Victor Garber (VF : Nicolas Marié).
Ted : Jon Bernthal (VF : Jérôme Pauwels).
Reginald « Reggie » Wayne : Daniel Kaluuya (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Steve Forsing : Jeffrey Donovan (VF : Pascal Germain).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé au Texas, Mexique et Nouveau-Mexique.
Notre critique de Sicario.
Les cartels de drogues sont souvent un sujet de cinéma, est-ce que ce film va se différencier ?
On peut dire que oui, ça tente de donner une autre approche. Au lieu d’être juste dans la guerre gentils contre méchants, il y a une part de mystère. Le scénario va jouer en effet déjà sur l’éthique. Est-ce que pour arrêter le narcotrafic on peut outrepasser les lois ? Tout est très flou à ce sujet, nous laissant choisir la réponse par rapport à ce qu’on nous offre. On voit aussi le niveau de corruption qui gangrène certains secteurs (dont la police) et comment ça ajoute du risque à l’opération tout en créant aussi un manque de confiance.
Contrairement à ce qu’on pouvait attendre, on passe quasi tout le film du côté du groupe d’intervention, jamais du cartel. Le doute subsiste volontairement sur le bien fondé de la mission, comme s’il y avait un objectif caché. C’est ce qui permet de tenir en intérêt. Car malheureusement, le scénario n’arrive pas à être pleinement captivant, comme si les auteurs étaient dans la retenue sans apporter plus de rebondissements ou une certaine tension.
Kate est agent de terrain au FBI et est compétente dans son domaine. Lorsqu’elle intègre le groupe d’intervention, son idéologie ne va pas vraiment coller avec la mission. Voulant respecter les règles et surtout dans la loi, elle va devoir assister à des fusillades sans légitime défense, torture, agir sans juridiction… On sent que ça la travaille mais on n’arrive pas pour autant à s’attacher à elle. On la voit finalement très peu agir et le côté psychologique n’est pas assez mis en avant.
Alejandro est quant à lui bien plus dans l’action que dans la parlotte. Il communique de base déjà très peu et use de méthodes radicales pour parvenir à ses fins. Sauf que là encore, son personnage manque de développement, de réelle personnalité.
Matt Graver est en ce sens plus réussi. Il joue sur plusieurs tableaux, manipulant tout le monde pour que la mission réussisse et il correspond bien à l’image qu’on peut se faire d’un agent dont on peut mettre en doute sa sincérité, créant la surprise dans ses décisions.
On est dans un sens thriller avec un peu d’action mais en restant dans quelque chose de plutôt sobre et posé. Même les séquences de fusillade sont simples, ne cherchant pas à aller dans la surenchère. Cependant, cela ne suffit pas à marquer les esprits. Tout est du déjà-vu dans la mise en scène. Même la bande originale ne parvient pas à insuffler une tension suffisamment forte ou de donner un sentiment de danger.
Sicario est un thriller correct mais rien de bien révolutionnaire.







