Tron : Ares.
Réalisation : Joachim Rønning.
Scénario : Jesse Wigutow et Jack Thorne.
Production : Jared Leto, Emma Ludbrook et Justin Springer.
Musique : Nine Inch Nails.
Société de production : Walt Disney Pictures et Paradox.
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures.
Date de sortie USA : 10 octobre 2025.
Date de sortie française : 8 octobre 2025.
Titre original : Tron : Ares.
Durée : 1h59.
Budget : 180 millions de dollars.
Box-office mondial : 142,2 millions de dollars.
Box-office USA : 73,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 536 039 entrées.
Résumé.
Ares est un programme très sophistiqué qui quitte la Grille pour venir dans le monde réel afin de réaliser une mission risquée. L’humanité rencontre alors des êtres dotés d’une intelligence artificielle.
Achats.

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Casting.
Ares : Jared Leto (VF : Jonathan Le Guillou).
Eve Kim : Greta Lee (VF : Geneviève Doang).
Kevin Flynn : Jeff Bridges (VF : Inconnue).
Elisabeth Dillinger : Gillian Anderson (VF : Juliette Degenne).
Julian Dillinger : Evan Peters (VF : Clément Moreau).
Athena : Jodie Turner-Smith (VF : Fily Keita).
Ajay Singh : Hasan Minhaj (VF : Nessym Guetat).
Seth Flores : Arturo Castro (VF : Gauthier Battoue).
Caius : Cameron Monaghan (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Tron : Ares est une suite autonome à Tron et Tron : l’héritage.
Le projet débute en 2010.
Le tournage s’est déroulé du 15 janvier au 1er mai 2024 au Canada.
Notre critique de Tron : Ares.
Troisième opus d’une saga qui a déjà 40 ans, l’évolution technologique pourrait servir le scénario.
Si vous n’avez pas vu les deux premiers films, vous devriez réussir à tout comprendre sans être largué. Disons que le scénario est écrit pour saisir le fonctionnement de la Grille, du monde virtuel et le monde réel. Concentrons nous maintenant sur l’histoire. Ici, c’est le virtuel qui vient dans le réel. Idée incongrue qui est justifiée trop succinctement pour que ce soit convaincant mais on va tenter de passer outre. Le scénario reste néanmoins trop simple par rapport à son immense potentiel. Alors qu’on est dans l’ère de l’intelligence artificielle, du pouvoir du numérique sur le monde, c’est trop peu approfondi pour être marquant.
Tout se résume ici à une guerre commerciale entre deux entreprises, la gentille bienfaitrice et la méchante tyrannique avec des vues militaires. Il y avait aussi le concept intéressant des Programmes qui commencent à avoir des sensations mais ça reste en surface. Le film est donc plus du divertissement qu’autre chose et on appréciera une partie de l’histoire qui rend hommage au premier film d’une fort belle manière.
Eve est l’héroïne humaine qui va être traquée par les Programmes. Ingénieure informatique hors pair, elle est endeuillée par la perte de sa sœur et elle poursuit donc ses traces pour parachever son œuvre. Elle va vite comprendre le potentiel de sa découverte mais elle doit tout faire pour la protéger. C’est là qu’Arès va entrer en jeu car c’est le protagoniste le plus intéressant du film (même si prévisible).
Maitre Contrôle de la Grille, il est un programme et une IA extrêmement développée qui accomplit les directives. Néanmoins, à force de vouloir en apprendre plus il va aussi se poser des questions sur ce qu’il est, autrement dit, il prend une conscience. Il passe de méchant à gentil au fil de son évolution numérique et réelle à la fois. Il tient à rester en vie (chaque Programme ne dure que 29 minutes dans le monde réel).
L’autre Programme est Athena, qui suit les directives à la lettre mais ce n’est pas pour autant la réelle antagoniste. Ce rôle est attribué à un entrepreneur exécrable, qui fait tout pour l’argent et la gloire. Il est trop cliché pour être convaincant. On regrettera également que les soutiens d’Eve (donc d’autres humains) soient là presque pour la touche comique bien trop cliché des blockbusters modernes.
Avec cette saga, on s’attend à en prendre plein les yeux. De ce côté là, l’univers de la Grille est toujours une merveille. On n’est plus dans le blanc du premier film ni le noir et bleu du second, là on est dans le noir et rouge. De quoi refléter le coté négatif natif d’Ares. Pour le reste, même le virtuel dans le monde réel est très bon. On retient bien évidemment la poursuite en moto avec cette traînée lumineuse emblématique de la franchise (celle aérienne est un peu en retrait).
La réalisation aurait vraiment pu se lâcher davantage pour jouer sur cette dualité des univers. si quelques angles de caméra sont sympathiques pour les scènes d’action, on espérait mieux. Le bon point sera surtout attribué aux costumes et les véhicules des Programmes mais aussi à la bande originale de toute beauté, s’axant beaucoup sur le futuriste et l’électro et donnant beaucoup de rythme avec ses percussions répétitives qui donnent de la tension.
Tron : Ares est un divertissement de science-fiction agréable mais qui ne joue pas assez sur son potentiel numérique à l’heure où les IA s’emparent du monde.







