Le Monstre.
Réalisation : Val Guest.
Scénario : Richard H. Landau et Val Guest.
Production : Anthony Hinds et Robert L. Lippert.
Musique : James Bernard.
Société de production : Hammer Films.
Distributeur : Exclusive Films.
Date de sortie anglaise : 26 août 1955.
Date de sortie USA : 26 avril 1956.
Date de sortie française : 12 décembre 1956.
Titre original : The Quatermass Xperiment.
Durée : 1h22.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Une fusée atterrit sur Terre avec un seul survivant de la mission. Le professeur Quatermass dirige l’opération mais le survivant va progressivement se transformer en monstre tueur.
Casting.
Bernard Quatermass : Brian Donlevy (VF : Inconnue).
Lomax : Jack Warner (VF : Inconnue).
Judith Carroon : Margia Dean (VF : Inconnue).
Gordon Briscoe : David King-Wood (VF : Inconnue).
Victor Carroon : Richard Wordsworth (VF : Inconnue).
Rosemary « Rosie » Elizabeth Rigly : Thora Hird (VF : Inconnue).
Christie : Harold Lang (VF : Inconnue).
Blake : Lionel Jeffries (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le Monstre est tiré de la série BBC The Quatermass Experiment de Nigel Kneale diffusée en 1953.
En version originale, le fait que le titre soit « Xperiment » est suite à la classification d’interdiction avec la lettre « X ». Pour des fins commerciales, il fut intégré dans le titre.
Le tournage s’est déroulé d’octobre à décembre 1954 en Angleterre.
Notre critique de Le Monstre.
Un film d’horreur de la Hammer, on connait la réputation des studios.
En pleine période de la conquête de l’espace, le scénario s’oriente donc vers les étoiles ou plutôt vers la menace alien. Sauf qu’au lieu de montrer un extraterrestre qui attaque, on est face à un micro-organisme qui créé des mutations. C’est plus subtil et ça permet de montrer la transformation au fil du temps et l’incompréhension des scientifiques et des policiers.
La première moitié du film va donc se concentrer sur la découverte, le mystère et il y a un certain intérêt. Puis la seconde va être la traque du « monstre » qui continue d’évoluer. Il est dommage qu’on perde en tension car on tourne en rond côté péripéties. Il est amusant cependant de voir ce film à notre époque et de voir comment dans les années 1950 était représenté l’avancée spatiale et ses inquiétudes de ne pas être seul dans l’univers.
Quatermass est le scientifique borné et un peu trop sec dans ses actes et paroles. Il veut maintenir le secret de cette expédition spatiale qui vire au désastre scientifique. Néanmoins, il est aussi obsédé par savoir ce qu’il étudie. Son acteur l’incarne particulièrement bien d’avoir une certaine élégance en étant autoritaire. Lomax est l’inspecteur qui est un peu plus jovial mais qui n’a pas de personnalité très développée. C’est ce qu’on pourra dire aussi des autres protagonistes.
Quant à Victor, l’acteur va beaucoup jouer avec son corps vu qu’il ne parlera pas. On le voit dépérir et devenir autre chose. Il est conscient de ce qui lui arrive et va devoir se contrôler pour protéger les autres même si sa nouvelle conscience prend le dessus.
On est satisfait par la réalisation qui offre quelque chose de propre et qui ne cherche pas à trop en faire. Malgré l’aspect horrifique, on n’est pas dans les codes traditionnels. Ainsi, il n’y a pas de sursaut, de fausse tension interminable… on est plus dans quelque chose de brute, progressif et fait avec parcimonie. Il y a très peu d’effets visuels car à part la fusée écrasée au début du film, le reste n’est que maquillage et prothèse et ils sont crédibles. La bande originale reste plutôt dans le style de l’époque et parvient à créer une petite atmosphère angoissante.
Le Monstre n’est pas le meilleur film de la Hammer mais il livre une prestation raisonnable.







