Michael.
Réalisation : Antoine Fuqua.
Scénario : John Logan.
Production : John Branca, John McClain et Graham King.
Musique : Lior Rosner.
Société de production : Lionsgate et GK Films.
Distributeur : Lionsgate.
Date de sortie USA : 24 avril 2026.
Date de sortie française : 22 avril 2026.
Titre original : Michael.
Durée : 2h07.
Budget : 155 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Enfant, Michael Jackson a déjà un talent pour la chanson, coaché par son père et jouant avec sa famille. En grandissant, il veut entreprendre une carrière solo, rencontrant alors un succès mondial et marquant l’Histoire de la musique.
Casting.
Michael Jackson : Jaafar Jackson (VF : Alexandre Faitrouni).
Joseph « Joe » Jackson : Colman Domingo (VF : Thierry Desroses).
Katherine Jackson : Nia Long (VF : Daria Levannier).
John Branca : Miles Teller (VF : Félicien Juttner).
Jermaine Jackson : Jamal R. Henderson (VF : Jean-Michel Vaubien).
Marlon Jackson : Tre Horton (VF : Antoine Kobi).
Michael Jackson (enfant) : Juliano Krue Valdi (VF : Lenny Reignoux).
Tito Jackson : Rhyan Hill (VF : Steven Jordy Dagrou).
Jackie Jackson : Joseph David-Jones (VF : Steven Abdel-Rahym Madi).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Michael est un biopic sur Michael Jackson.
L’acteur qui incarne le rôle principal est le neveu de Michael Jackson.
Le projet débute en 2019.
Le film devait initialement sortir le 3 octobre 2025.
Le tournage s’est déroulé du 22 janvier au 30 mai 2024 en Californie.
Notre critique de Michael.
S’attaquer à une légende de la chanson, c’est aussi audacieux qu’attirant.
Les biopics musicaux ont le vent en poupe avec des qualités très inégales. Où va se situer ce film ? On part donc à l’origine avec les Jackson Five et on va aller jusqu’à 1988. Ainsi, le scénario va montrer une évolution aussi bien sur le plan musical, artistique mais aussi familial. Si on prend d’abord ce dernier point, on découvre que l’enfance de Michael s’est déroulée directement dans le monde du spectacle et des finances mais aussi avec une éducation très stricte (et violente). Ce qui ne sera pas sans conséquence car ça va le poursuivre toutes les années suivantes où la popularité va grimper jusqu’à devenir iconique mais qui va aussi montrer une souffrance intérieure.
Le film va également aborder son accident scénique qui va le brûler à la tête, ainsi que ses opérations chirurgicales et sa maladie pigmentaire, sans oublier bien sûr le racisme dans le milieu de la télévision. Si tout ça est intéressant, on regrette que ce soit souvent survolé et pas suffisamment émouvant.
Sur le plan musical, le scénario va mettre en avant des morceaux légendaires mais aussi d’autres moins « populaires » et si c’est appréciable à voir et à écouter, c’est aussi malheureusement mal équilibré où on enchaine parfois rapidement les chansons, on ne voit pas suffisamment les répétitions ou même l’inspiration. C’est une histoire qui est en deux parties et on ne doute pas que le second film développera d’autres aspects de la carrière de Jackson.
Mention spéciale à Jaafar Jackson qui incarne Michael. Il livre une belle prestation mais aussi une grande sensibilité. Durant l’enfance, Michael est violenté, dirigé d’une main de fer par son père mais c’est surtout un jeune garçon qui va passer à côté de tout ce qui fait un « enfant ». Pression, chants, répétitions, contrôle absolu, aucun ami humain… et ça va le marquer. Devenu adulte, c’est un enfant qui n’a pas grandi, s’attachant beaucoup aux animaux, à rendre heureux les autres et en particulier les enfants à qui il veut donner une occasion d’aller mieux. Sur scène, c’est une bête et il en envoie, aussi bien dans la voix que dans la danse. On voit vraiment Michael à l’écran.
Sur les autres personnages, bien évidemment le père joue un rôle totalement détestable. Il ne voit pas ses fils comme des enfants mais bien comme une manne financière. Forcément, avec Michael, c’est sa poule aux œufs d’or et il le « tient en laisse » pour toujours devenir plus riche, négligeant son rôle de père. La mère souffre aussi de cette emprise et elle voit en Michael un moyen de s’émanciper et de devenir plus libre. Branca, le nouveau manager, même s’il a un impact sur la carrière de l’artiste, n’a pas un rôle suffisamment mis en avant. De même que le garde du corps qui va être présent durant des années, qui sert de confident mais qui méritait mieux.
On suit l’intrigue de manière linéaire et la réalisation reste finalement bien simple. Et peut-être même trop simple. Jackson a une certaine image et on aurait aimé ressentir ça à l’écran. Bien évidemment, durant les numéros musicaux ça fonctionne bien mais pour le reste, la sobriété n’est pas la meilleure approche. Vu la durée, on passe un bon moment même si la fin souffre d’un petit essoufflement à cause de trop de numéros musicaux avec trop peu de dialogues.
Michael est un biopic plutôt satisfaisant sur un monstre de la chanson et donne ainsi une première partie qui associe bien l’artiste talentueux à un enfant qui n’a pas grandi.







