Rocky Balboa.
Réalisation : Sylvester Stallone.
Scénario : Sylvester Stallone.
Production : Charles Winkler, David Winkler, William Chartoff, Kevin King Templeton et Billy Chartoff.
Musique : Bill Conti.
Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer, Columbia Pictures, Revolution Studios et Chartoff-Winkler Productions.
Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer.
Première mondiale : 13 décembre 2006 (Los Angeles).
Date de sortie USA : 20 décembre 2006.
Date de sortie française : 24 janvier 2007.
Titre original : Rocky Balboa.
Durée : 1h42.
Budget : 24 millions de dollars.
Box-office mondial : 155,9 millions de dollars.
Box-office USA : 70,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 156 933 entrées.
Résumé.
Rocky est toujours en deuil d’Adrian et il tente de maintenir un lien avec son fils. Balboa va reprendre la boxe pour se remonter le moral.
Casting de Rocky Balboa.
Robert « Rocky » Balboa Sr. : Sylvester Stallone (VF : Alain Dorval).
Robert « Rocky » Balboa Jr. : Milo Ventimiglia (VF : Alexis Tomassian).
Paulie Pennino : Burt Young (VF : Serge Sauvion).
Mason « The Line » Dixon : Antonio Tarver (VF : Daniel Lobé).
Marie : Geraldine Hughes (VF : Léa Gabriele).
Tony « Duke » Evers : Tony Burton (VF : Emmanuel Gomès Dekset).
L.C. Luco : A. J. Benza (VF : Sylvain Lemarié).
Steps : James Francis Kelly III (VF : Christophe Peyroux).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Rocky Balboa est la suite de Rocky, Rocky II : la revanche, Rocky III : l’œil du tigre, Rocky IV et Rocky 5.
Vin Diesel a été envisagé pour le rôle de Mason Dixon ; Jake Gyllenhaal pour celui de Robert « Rocky » Balboa Jr..
Sylvester Stallone (Rocky) et Geraldine Hughes (Marie) ont improvisé certains de leurs dialogues, comme la scène de l’ampoule trop brillante.
Le tournage s’est déroulé du 6 décembre 2005 au 31 janvier 2006 en Pennsylvanie.
Notre critique de Rocky Balboa.
Cela faisait longtemps que le célèbre boxeur n’avait pas refait parler de lui. Un retour en grâce ou un adieu véritable ?
Découvrons la vie de retraité de Rocky. Le scénario va bien plus s’attarder sur les émotions et le développement personnel que sur la boxe pure. Sa vie de famille avec son fils est présente et occupe une part de l’intrigue de manière intéressante. Le temps a passé et il faut recréer un lien difficile. Puis il a aussi le poids des ans, la nostalgie, les regrets et surtout le deuil. C’est un des thèmes du métrage car il se sent vidé après le décès d’Adrian.
La boxe va finalement arriver assez tard dans le film avec une raison malheureusement bien trop bête, à savoir un combat entre un jeune fougueux qui veut affronter un vétéran pour l’amusement. Le dernier acte du film retombe donc dans quelque chose de classique qui n’apporte rien au final.
Rocky est bien plus développé dans ce métrage grâce aux sujets évoqués ci-dessus. Il vit au jour le jour mais sans grande motivation. Il a du mal à vivre sans Adrian qui était sa source de bonheur et de soutien. Il tente de se rattraper avec son fils. Leur relation est touchante car l’un veut bien faire tandis que l’autre subit. En effet, Robert Junior vit dans l’ombre de son père et il veut vivre par lui-même.
Point positif, on n’est pas dans l’opposition cliché. On sent qu’il en souffre tout en ayant une grande admiration pour son père. La nouvelle venue Marie n’est là que pour remplacer le rôle d’Adrian mais sans avoir une utilité notable. Quant à l’adversaire du ring, on le voit finalement si peu qu’on s’en désintéresse. Pire, on retrouve encore le cliché du beau parleur égocentrique.
La mise en scène est efficace et s’oriente vraiment sur l’aspect dramatique avec une colorimétrie grisâtre qui symbolise un mal-être général qui recherche l’espoir. On pourrait quand même regretter que la caméra portée à l’épaule soit si tremblante même quand il ne le faudrait pas, pénalisant par moment l’intensité émotionnelle d’une scène. Là où il y a un côté intéressant est que la réalisation va apporter deux facettes. Celle de tout le film et celle de la rencontre finale. Cette dernière dispose d’un autre grain pour l’image et se rapproche fortement de ce que serait un vrai match de boxe filmé pour la télévision. Concernant la bande originale, on retrouve le thème iconique et pour le reste, c’est correct.
Rocky Balboa marque un bon retour sur le ring pour conclure l’histoire d’un personnage.







