Sinners.

Réalisation : Ryan Coogler.
Scénario : Ryan Coogler.
Production : Ryan Coogler, Zinzi Coogler et Sev Ohanian.
Musique : Ludwig Göransson.
Société de production : Warner Bros. et Proximity Media.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 18 avril 2025.
Date de sortie française : 16 avril 2025.
Titre original : Sinners.
Durée : 2h18.
Budget : 100 millions de dollars.
Box-office mondial : 362,9 millions de dollars.
Box-office USA : 276,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 032 329 entrées.
Résumé de Sinners.
Dans les années 1930, les frères Smoke et Stack retournent dans leur ville natale en Louisiane pour reconstruire leur vie. Sur place, des forces surnaturelles les attaquent et ils vont devoir se battre pour survivre.
Casting.
Smoke / Stack : Michael B. Jordan (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Mary : Hailee Steinfeld (VF : Esthèle Dumand).
Sammie Moore : Miles Caton (VF : Grégory Lerigab).
Remmick : Jack O’Connell (VF : Donald Reignoux).
Annie : Wunmi Mosaku (VF : Fily Keita).
Pearline : Jayme Lawson (VF : Deborah Claude).
Cornbread : Omar Benson Miller (VF : Guillaume Beaujolais).
Grace Chow : Li Jun Li (VF : Véronique Picciotto).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2024 sous le titre de travail Grilled Cheese.

Le tournage s’est déroulé du 13 avril au 17 juillet 2024 en Louisiane.
Notre critique de Sinners.
Le synopsis ne fait pas particulièrement rêver mais on n’est pas à l’abri d’une surprise.


Toute surprise peut être bonne ou mauvaise. Durant la première partie, on est plutôt satisfait. Même si on ne semble pas trop savoir vers quoi on se dirige, il y a un bon potentiel d’un retour aux sources pour les deux frères. Il y a aussi tout un aspect porté sur la culture de la Louisiane, que ce soit sur les croyances, les traditions et aussi la musique (on reviendra). Puis vient l’événement qui va basculer le film… dans la mauvaise surprise. On part dans un registre totalement surnaturel et on tombe dans tout ce qu’il y a de plus classique dans le genre.
L’écriture des dialogues se rabaisse, les péripéties sont basiques, il n’y a plus vraiment d’enjeux prenants et on joue trop avec les codes de la fameuse créature qui veut tous les tuer. On ne comprend vraiment pas l’intérêt d’avoir voulu nous offrir un mélange de film d’horreur alors qu’il y avait tellement mieux à faire vu les bases qui étaient posées. On peut aussi y voir une dénonciation du racisme où le Ku Klux Klan est remplacé par des créatures qui veulent exterminer les autres, se pensant supérieur.
Casting convaincant pour tous les rôles et c’est une bonne chose. Les deux frères ont une personnalité identique, dommage de ne pas les avoir vraiment différencier. On ne sait pas grand chose d’eux au final si ce n’est qu’ils se sont enrichis à Chicago durant la prohibition et qu’ils veulent ouvrir une salle festive dans leur ville natale. Forcément, ils sont doués dans la négociation et ont la gâchette facile. Ils ne vont pas avoir de grosses évolutions dans le film.
Les autres rôles sont trop superficiels entre celle qui est un ancien amour, la spécialiste des forces occultes, les musiciens… On ne peut même pas dire qu’il y a un véritable antagoniste car celui qui semble être le chef est au final à peine vu.


La réalisation alterne entre très académique et petit grain de folie, en particulier avec quelques plans séquences de toute beauté. Ce qui nous dérange dans la première partie est une colorimétrie qui mise trop sur un contraste très prononcé qui gâche l’image. Quant à la seconde moitié, tout se déroule de nuit et ça reste très simple. On le disait, la musique a une grande place dans le film et c’est vraiment l’énorme qualité technique.
Évidemment, il faut aimer le blues tant ce style est présent mais ça nous renforce pleinement dans cette époque de la Louisiane. On a droit à de douces chansons et d’autres bien plus dynamiques et elles mettent une très bonne ambiance. Sans oublier bien sûr les musiques du compositeur de toute beauté.
Sinners démarrait tellement bien avant qu’on ne parte dans du n’importe quoi bien classique. Heureusement que la bande originale vaut le détour.

