Mission : Impossible : the final reckoning.

Réalisation : Christopher McQuarrie.
Scénario : Erik Jendresen et Christopher McQuarrie.
Production : Tom Cruise et Christopher McQuarrie.
Musique : Lorne Balfe.
Société de production : Paramount Pictures et Skydance Media.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 23 mai 2025.
Date de sortie française : 21 mai 2025.
Titre original : Mission : Impossible : the final reckoning.
Durée : 2h49.
Budget : 300 millions de dollars.
Box-office mondial : 595,6 millions de dollars.
Box-office USA : 197,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 476 919 entrées.
Résumé de Mission : Impossible : the final reckoning.
Ethan Hunt et son équipe découvrent que l’Entité, une intelligence artificielle néfaste, est à bord d’un sous-marin russe. Ils partent à sa recherche pour protéger le monde.
Achats.

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Casting de Mission : Impossible : the final reckoning.
Ethan Hunt : Tom Cruise (VF : Jean-Philippe Puymartin).
Grace : Hayley Atwell (VF : France Renard).
Luther Stickell : Ving Rhames (VF : Saïd Amadis).
Benji Dunn : Simon Pegg (VF : Cédric Dumond).
Gabriel : Esai Morales (VF : Bernard Gabay).
Paris : Pom Klementieff (VF : elle-même).
Erika Sloane : Angela Bassett (VF : Maïk Darah).
Eugene Kittridge : Henry Czerny (VF : Daniel Nicodème).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Mission : Impossible : the final reckoning est la suite de Mission Impossible, Mission Impossible 2, Mission impossible 3, Mission impossible : Protocole Fantôme, Mission Impossible : Rogue Nation, Mission Impossible : Fallout et Mission Impossible : dead reckoning.
Le film avait pour titre d’origine Mission: Impossible – Dead Reckoning Part Two.

Le tournage s’est déroulé de mars 2022 à juillet 2023 en Norvège, Afrique du sud et Angleterre.
Notre critique de Mission : Impossible : the final reckoning.
Il est difficile de nier que la saga Mission Impossible a marqué le cinéma et ce nouvel opus semble donner l’ultime baroud d’honneur.


De son titre à sa promotion, on a l’impression que les studios décident de donner une ultime mission à Ethan Hunt avec Mission : Impossible : the final reckoning. On l’avait deviné avec le septième film, l’histoire allait être scindée en deux parties et en général, ça ne fait pas bon ménage dans les films. Et… c’est malheureusement le cas. Le début du film est là pour raccrocher les wagons à la locomotive pour expliquer aux novices et rappeler aux puristes les actions précédentes, le tout à travers également une séquence bien longue (on y reviendra) de nostalgie en repassant rapidement l’intégralité de la saga. On comprend donc que l’histoire nous amène à une très large conclusion.
De ce fait, cette intrigue décide de partir bien trop loin, cassant le côté terre à terre de la franchise pour presque s’orienter dans la science-fiction (une scène va en être le point d’orgue à en frôler le ridicule). Si l’intelligence artificielle est une technologie pouvant être menaçante, elle est ici dépeinte totalement malfaisante… sans approfondir davantage. En effet, le scénario de Mission : Impossible : the final reckoning est un peu brouillon par moment, avec beaucoup de complexité et de ramifications à déboussoler. Pire et bien à la fois, là encore la nostalgie va être de rigueur en reprenant divers éléments des précédents opus sauf qu’on sent que c’est un peu trop forcé.
L’histoire peine à convaincre mais on salue néanmoins que ça reste prenant. Ce qui est paradoxal tant il y a des incohérences dans le film. Jamais on ne décroche de l’intrigue car on veut savoir comment tout va se finir et si ce qui semble être la conclusion va être à la hauteur. Là vous pourrez juger mais si cet opus est bien l’ultime épisode, c’est décevant de partir de cette manière.
Tom Cruise vieillit et Ethan Hunt aussi. Pourtant, on reconnait que l’acteur comme le personnage en ont encore sous le capot. Il y a cette fibre de la responsabilité qui le hante, cette épée de Damoclès où chacun de ses choix peut mener à la mort de nombreuses vies. Là encore, on aurait aimé que ce soit bien plus approfondi pour donner encore plus d’épaisseur au personnage car à part tenir à son équipe, l’agent perd un peu de sa substance.
On retrouve avec plaisir Luther et Benji dans Mission : Impossible : the final reckoning, les deux comparses qui eux aussi ont pris de l’âge avec le premier toujours un adepte de la technologie et le second un peu plus humoristique même s’il semble avoir gagné en maturité, comme si le flambeau devait être passé à quelqu’un et qu’il se sent de taille.
Plaisir partagé également avec la continuité de Grace qui continue ses talents de pickpocket mais aussi d’agent de terrain compétente même si pas au niveau de Hunt. Il y a du potentiel autour de son personnage si la franchise devait perdurer. Paris est aussi présente mais à part dire « je veux tuer », son personnage ne sert à rien dans le film.
Les différents chefs de section ou agences sont mal exploités et ça devient fouillis. Gabriel, qui semblait un antagoniste redoutable, fait un peu pâle figure ici et ne se veut pas si dangereux que ça pour le peu qu’on le voit de toute façon… Mention spéciale à Angela Bassett, la nouvelle Présidente, qui en impose par son charisme et sa stature.


En général avec la saga, on a droit à du grand spectacle et cela fait déjà plusieurs films qu’on en prend plein les yeux. Avec Mission : Impossible : the final reckoning, on reste plutôt dans la sobriété car seule deux séquences vont être impressionnantes. Une sous-marine qui arrive à mettre une tension folle où les claustrophobes ou les phobiques des profondeurs et de l’eau auront du mal à s’en remettre. Puis bien sûr la centrale avec une prouesse aérienne complètement folle. Pour le reste, on reste dans quelque chose de simple malgré quelques petits effets de style par moment.
C’est sans doute l’opus avec le moins d’action, car les rares fusillades sont bien courtes et la course poursuite en voiture ne dépasse pas les deux minutes. On notera qu’il est plaisant dans les décors d’aller aussi bien dans l’eau que dans les étendues de glace, apportant un peu de diversité dans les paysages. On parlait de nostalgie et les flash-backs (ultra rapide) sont assez nombreux, parfois même trop, comme si c’était pour nous faire tirer la larme à l’œil. Enfin, la bande originale est correcte mais sans plus.
Mission : Impossible : the final reckoning est un film sympathique mais loin d’être à la hauteur de la saga. Il se veut même très décevant si c’est sa réelle conclusion.

